ACTE I, SCÈNE III
MAURICE
Le comte de Rinsberg, le favori du prince, chez qui j'étais de carde ce matin.
BLUM
Est-ce un bon enfant ?
MAURICE
Ya, pour le soldat: parce que lui se hattre bien. Mais dans cette résidence , voyez-vous.
Arr : Ce que j’éprouve en vous voyant.
Ii afre à caus’ de son crédit Des ennemis remplis d’audace, Qui voudraient lui prendre sa place.
BLUM
Je ne lui prends que son habit. ( bis.) MAURICE.
Et pourtant c’est un homme honnète Qui voudrait combler tous les vœux.
BRIGITTE
Alors, cela se trouve au mieux :
Car l’habit que ce soir il prête Va servir à fair’ deux heureux.
(Blum ôte sa veste et met l’habit.)
BLUM
Partons, partons, et vous, cousin, n'oubliez pas que nous vous attendons ici à dix heures, pour donner la main à la mariée.
MAURICE , à Brigitte.
C'est tit, ché serai au boste. À propos, cousin,
voilà un papier que le concierge m'a dit de fous remettre fifement.
(Blum a pris son manteau, et sort avec Maurice par la porte du fond.)