‹ Theatre Complet. Tome 9 Valerie Seconde EditionChapitre 202 sur 306 · SCENE XVELI · texte numérisé non relu

SCENE XVELI

LES PRECÉDENS; FRÉDÉRIC.

FRÉDÉRIC

M. de Berlac ! M. de Berlac, où est-il ?

M. DE BERLAC.

Frédéric de Rinville ! :

FRÉDÉRIC

Lui-même, qui est impatient de vous embrasser. M. DE BERLAC.

Ce matin, monsieur, j'étais puissant, j'étais ministre, je pouvais vous revoir et vous pardonner, mais maintenant...

FRÉDÉRIC

Maintenant, plus que jamais; il y a bien d’autres nouvelles.

M. DE BERLAC.

Il serait possible !

FRÉDÉRIC

On vous a enlevé votre place de ministre, parce qu’on vous en destinait une bien autrement importante dans les circonstances actuelles, une place qui réclamait tous vos talens et votre adresse ; on vous nomme ambassadeur à Constantinople.

M. DE BERLAC.

Moi !

TOUS, s’approchant de M. de Berlac,

Ambassadeur |

M. DE BERLAC.

Mon cher Frédéric, mes amis, mon gendre! ambassadeur ! je m’en doutais; ambassadeur à Constantinople |

GEORGES

Au moment où ils reviennent tous, au moment où la guerre est déclarée ! voilà qui prouve la confiance que l’on a en vous.

M. DE BERLAC.

Elle ne sera pas trompée. Ambassadeur à Constantinople !

Air: Connaissez-vous le grand Eugène.

Je pars : l'espoir me donnera des ailes; La Grèce attend, et les Russes sont là :

Notre vaisseau franchit les Dardanelles ; A mon nom seul je vois fuir le pacha; J usqu’à Stamboul j'arrive : me voilà !

(I fait un pas en avant , ei se posant avec dignité : }

« Sultan Mahmoud, il faut que ça finisse ;

« Résignez-vous, ou je repars soudain ;

« Vous entendrez la raison, la justice, :

« Ou le canon de Navarin. »

FRÉDÉRIC

Ma voiture esten bas; et il faut avant tout remer-

cier le ministre qui nous attend, et qui n’a rien à refuser.

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