ACTE II, SCÈNE x
DUBREUIL
Lui pardonner | MALVINA , suppliant.
Mon père !
Allons, tu le veux aussi ; le mot est écrit. ARVED , dictant.
« Je vous les pardonne, si vous rendez heureuse
«celle à qui votre sort est uni »
DUBREUIL
Après ?
ARVED.
Voilà tout. (RegartantMalvina.) N’est-il pas vrai ? DUBREUIL.
Et je signe : « Votre oncle. »
ARVED , l'arrétant.
Non; je ne signerais pas ce mot-là.
DUBREUIL
Et pourquoi ?
ARVED.
Ah ! c’est que. Silence! c’est Marie.
MALVINA , à part.
C’est fait de moi.
ARVED , à Dubreuil, qui s’avance vers Marie, et qu’il s’efforce d'arrêter. Ne lui parlez pas encore; que devant elle, il ne soit question de rien, je vous en conjure.
DUBREUIL
Pour quelles raisons ?
ARVED.
Vous le saurez: venez, passons dans votre cabinet. (IL va à Marie; Malvina passe auprès de son père. )
488 MALVINA