ACTE II, ScèNE II
MADAME JACOB
Oui, monsieur, ils appelleraient ça du chantage. Mais cela prouverait qu'ils ne connaissent pas les difficultés du commerce moderne, et qu'ils parlent à tort et à travers.
HECTOR
Parfaitement. Voici vos cinq cents francs, madame Jacob. N'oubliez pas votre terme...
MADAME JACOB, prcnnnl li-.i hilIctK.
Merci, monsieur Hector...
HECTOR
Descendez vite à votre boutique, madame Jaco!»... 11 est l'heure !
MADAME JACOB, sur le pnn de la porte.
Oui... Savez-vous à qui il louerait la boutique, le propriétaire, si je m'en allais? A une librairie biblique, monsieur Hector ! Et je ne vois pas une librairie biblique favorisant... (Entre Emile.) Allons, je descends... Monsieur Hector, vous pouvez compter sur moi.
(Elle sort.)
HECTOR, tendant le.i épées ;) Kmile.
Débarrassez-moi de ça... et desservez.
EMILE
Alors, monsieur attend une dame?
HECTOR
Oui, Emile.
EMILE
Avant l'assaut? Ça regarde monsieur.
HECTOR
Gomme Vous dites.
EMILE
Et c'est la dame mystérieuse qu'on attend toujours et qui ne vient jamais?
HECTOR
Aujourd'hui, elle vient... Est-ce qu'on n'entend pas monter dans l'escalier?
Non, monsieur... Je ferai observer à monsieur que c'est la seule de ses maîtresses que je n'aurai pas connue. Je n'aime pas beaucoup pour monsieur les dames mystérieuses...
HECTOR
Epargnez-moi vos réflexions... Ah! cette foisci, j'entends... Allez-vous-en, nest-ce pas.
EMILE
Bien, monsieur.
(Il sort par la baie, en laissant les épées sur un meuble. Hector va à la petite porte qu'il enlr'onvre. guette un instant.)
HECTOR, à dptni .inrti.
La voici ! La voici !
(Il ouvre largement la porte. Germaine entre. Elle a des plats d'étain sous le bras.)