‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 18 sur 305 · ACTE I, s<-.i;ne X Zl · texte numérisé non relu

ACTE I, s<-.i;ne X Zl

VILLKRBOIS. siirs.nilant.

Deux millions !

BRAXCIIIN.

Vous plaisantez !

GODFISU.

Non, messieurs, il ne coûtera pas deux millions.

BRANCIIIN.

A la bonne heure !

GODFISII.

11 en coûtera trois !

BRANCHIN.

Allons donc !

GODFISH.

Nous sommes trois, un million chacun... Moi, je suis prêt... ne lésinons pas, messieurs, faisons l'affaire largement ou ne la faisons pas.

MAUGRAINE.

Faisons-la ! Ce sera une révolution dans la presse.

VILLERBOIS.

Mais, pardon ! Je ne veux de révolution nulle part !

GODFISII.

Alors, c'est raté, n'en parlons plus. Moi, ça m'est égal, (a Maugraine.) Vous serez témoin que j'ai fait tout ce que j'ai pu.

MAUGRAINE.

Voyons, messieurs, voyons...

(Il va de l'un à l'autre.)

Je suis marié, père de famille. Me voyez-vous mettant un million dans un journal !

MAUGRAINE.

C'est un placement admirable.

VILLERBOIS.

Je croyais qu'il s'agissait d'une centaine de mille francs, n'est-ce pas, Branchin?

BRANCHIN.

Mais oui... à la rigueur... Cent mille francs... Et encore...

GODFISn, allnnt à la i>orle du fond, à Ji^'aimine qui s'avance.

Ces messieurs refusent... Moi, j'étais prêt.

JEANNINE

Us refusent ! Mais ils nous avaient promis... 11 doit y avoir un malentendu. Attendez... attendez! Venez avec moi.

(Elle l'entraîne vers Marguerite et Valérie.) MAUGRAINE, à Branchin et à Villerbois.

Promettez au moins d'étudier l'affaire, de la regarder de près...

BRANCHIN, hauft-^ant les épaules.

A quoi bon ?

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