ACTE III, SCÈNE I
VILLERBOIS, rloniip.
Comment?
VALÉRIE, uft'c autorilr.
xNous en venons, mon mari et moi. Faites- vous un écho sur la >soirée ?
DE JKIiSOT.
Oh! certainement... Vous me permettez de ri ter vos noms ?
(Il a'éloiçfne sur un xigne de Valérie. I VALÉHIE, à non mûri.
Oh ! pas d'observations, je vous en prie !... Je sais ce que vous allez me dire... Nous n'étions pas, ce soir, à l'ambassade, mais nous aurions (lu y être, si vous aviez fait votre devoir! Et je tiens à ce que mon nom soit cité pour que votre belle-sœur ait le plaisir de le lire demain matin.
VILLERBOIS.
Ça peut nous attirer...
VALERIE, l'interrompant.
C'est comme pour madame BourdoUe,., Quand on pense que vous ne m'avez pas encore présentée à elle... avec votre situation au journal !...
VILLERBOIS.
L'occasion ne s'en est pas trouvée.
VALÉRIE
On la fait naître, l'occasion... C'est inouï, maintenant que je suis votre femme j'ai moins de relations que quand j'étais votre maîtresse... Venez, allons surveiller cet écho.
GUILLONET.
Le patron n'est pas de retour, Prosper ?
PROSPER
Non, monsieur Guillonet, mais vous trouverez là son courrier.
GUILLONET.
Eh bien, Prosper, vous habituez-vous à votre nouvelle situation?
PROSPER
Très bien, monsieur Guillonet. Dans les commencements, ça a été un peu dur, parce qu'il fallait se coucher à trois heures du matin, mais je m'y suis fait ; et puis, monsieur BourdoUe est un de ces hommes qu'on n'abandonne pas. Quand il m'a offert de le suivre, j'ai accepté avec reconnaissance.
GUILLONET, riant.
Comme moi !
PROSPER
D'ailleurs, j'étais dégoûté de la politique, elle n'avait plus de mystère pour moi, je devinais tout.
GUILLONET.
Et, maintenant, Prosper, vous connaissez le journalisme.
PROSPER
Je peux mourir.
(Guillonet va prendre quelques lettres sur le bureau de BourdoUe, en laisse d'autres. Il jette un coup d'œil du côté du couloir, aperçoit Lahure et lui envoie un petit bonjour de la main.)
GUILLONET.
Bonsoir, Lahure.
LAHURE, sur le pa.s de la porte du cabinet-
Bonsoir, Guillonet... monsieur BourdoUe vientil au journal, ce soir?