‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 2)Chapitre 67 sur 305 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

GUILLONET.

Gomme tous les soirs. Il est minuit, il ne tardera même pas. Je crois qu'il est allé au théâtre.

LUGE, passant dans le couloir. 1res élégante, tenue de soirée. Elle se retourne vers le cabinet de liourdoUe, nperroit Lahure et Guillonet et leur dit en souriant.

Bonsoir, monsieur Lahure... Bonsoir, Guillonet.

Et elle disp^irail.

GUILLONET.

Mais, venez donc un peu avec nous, voyons... Qu'est-ce que c'est que ces manières?

LUGE, réapparaissant.

Je n'ai pas le temps... il faut que j'aille corriger mes épreuves.

(Elle serre la. main de Ls.hure.) LAHURE.

Vous avez un article, ce soir, madame?

LUGE

Oui, monsieur Lahure. La suite de cette petite série dont vous avez bien voulu me faire des compliments.

GUILLONET.

Moi aussi, je vous en fais, des compliments, et vous ne m'en savez aucun gré...

LUGE

Pardon... Mais vous ne m'en voudrez pas d'attacher plus d'importance à ceux de monsieur Lahure qui est un esprit sérieux, tandis que vous, vous êtes un jeune homme de la dernière frivolité.

GUILLONET.

Ça ne m'empoche pas de vous dire que vos articles sur « les femmes d'aujourd'hui » sont de petits bijoux.

LAHURE

Et ils ont en même temps de la profondeur.

GiriLLaiNET.

Et une grande portée,

LUGE, il Lahure.

Alôfs, celui de ce matin ne vous a pas dépîu ?

LAHURE

C'est un des meilletirs de lai série, peut-être le meilleur... Votls y traitez avec infïtiiment de délicatesse un sujet qui, sous une autre plume que la vôtre, aurait pu être scabreux i révolution de ïa pudeur chez la femme...

LUGE, Itii ferrant la main.

Merci, monsieur Lshure^ merci... INIais, vous me faites rester dans le cabinet de monsieur BourdoUe... Qu'est-ce qu'il dirait de nous voir tous les trois chez lui, sans sa permission?

GUILLONET.

Il nous donnerait la permission, voilà tout,

LUGE, sortant, à Prunper.

Si iïtoïïsietîf fè dïfecteur a quelqiie chose a me dire, je reste au journal.

(Quand elle sort dans le couloir, Solange et Juliette se précipitent à sa rencontre.)

SOLANGE

Bonsoir, madame...

JULIETTE

Bonsoir, madame... Vous venez du théâtre?

LUCE

Oui, mesdemoiselles.

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