SCÈNE VII SALVIÈRE, xMADELEINE
madelp:ine.
Je me figure que c'est un très honnête homme, ce garçon-là.
Moi aussi...
MADELEINE
Et il ne me paraît pas extrêmement flatté que sa sœur se destine au théâtre... fUn temps.) Veux-tu mon opinion?
SALVIÈRE.
Donne.
MADELEINE
Eh bien ! je crains qu'il ne soit au courant des petits potins qui commencent à courir sur elle.
SALVIÈRE.
Ail ! et lesquels ?
MADELEINE
Leur origine, c'est l'article un peu trop enthousiaste que Bombel lui a consacré... Et on en a conclu, étant données les mœurs de Bombel...
SALVIÈRE.
Tout cela ne me semble pas d'une gravité exceptionnelle.
MADELEINE
Je n'y attache pas d'autre importance... Tu vois que je la reçois très bien... Tu ne peux pas me reprocher de ne pas la recevoir très bien?...
310 l/oiSEAU ULESSÉ
D'ailleurs, à Paris, la loi des relations, c'est Tindulgence... Et tant que je n'aurai pas de certitude... lUn lempa.) Il y a cncorc un autre potin qui court sur elle...
SALVIÈRE.
Voyons l'autre potin.
MADELEINE, riant.
Au fait, non, non... ce n'est pas la peine... il est trop bête... Je regrette de l'avoir dit ça.
SALVIÈRE, répéluiiL
Voyons l'autre potin.
MADELEINE, toujours guiement.
Non... non... tune le sauras pas... non, décidément...
SALVIÈRE.
Tu serais joliment attrapée si je n'insistais pas... et tu me le dirais tout de même.
MADELEINE
C'est vrai, pourtant.
SALVIÈRE.
Alors, je vais être bon et j'insiste...
MADELEINE
Tu as raison, car c'est un potin qui te concerne.
SALVIÈRE.
Je m'en doutais... Alors, il n'y a pas que Bombel. Moi aussi? C'est beaucoup... Tu ne trouves pas?
Non, on ne parle pas de Bombel... on ne parle