KAH.I01.LE
Ce n'est pas une corvée, c'est un devoir d'amitié que je suis heureux de remplir.
VÉLARD.
Vous demanderez l'épée, n'est-ce pas? D'ailleurs, Vérugna est prévenu.
L'épée, le pistolet, tout ce que vous voudrez, cher ami.
^'ÉLARD.
A moins que Lionel ne me fasse des excuses, bien entendu.
FARJOLLE.
Soyez tranquille... Quant à vous, Vélard, permettez-moi de vous féliciter de votre attitude. Vous avez été très crâne, très ferme, n'est-ce pas, Emma?
EMMA
Oh î il a été très chic !
FARJOLLE.
Les gens comme Lionel sont les tyrans du
370 QUI PEnD GAGNE
boulevard, et il est bon que de temps en temps on les remette à leur place. Vous avez cent fois raison de lui envoyer des témoins, et je vous réponds que cette affaire fera du bruit... Où vous retrouverai-je? (Regardant sa montre.) Il est Theure... Diable! il faut même se dépêcher!
VKLARI).
Prenez l'auto qui ma amené. Vous en avez pour cinq minutes.
FAR.IOLLE.
Et vous?
Je vais aller au petit café, là, en face, en vous attendant. J'ai une ou deux lettres à faire porter pour décommander des rendez-vous, ce matin. Gardez l'auto et revenez m'apporter des nouvelles.
FARJOLLE.
Restez donc ici, vous serez bien mieux.
EMMA
Mais oui, monsieur Vélard. (Elle va chercher de
quoi écrire.) Voilà tout ce quil faut.
VÉLARD.
J'abuse... Ah! j'oubliais, nous dînons ce soir ensemble, avec ma camarade, tous les quatre...
EMMA
Elle va bien, mademoiselle Jeanne d'Estrelle?
VÉLARD.
Elle m'a prié de vous faire ses amitiés.
Aciic 1, S(;i:M-: vi 'M [
FARJOLLE.
Eiitendpz-vous avec Enrma... Moi, je me sauve.
(Il embrasse Einin.i, serre vicfoureusement lu main de Vélard et sort.)