‹ Théâtre complet. Vol. 1-8 (volume 3)Chapitre 36 sur 272 · I. ATTENTAT · texte numérisé non relu

I. ATTENTAT

MOXTFERRAN, ému.

Merci, Marcelle, tu es très bonne et moi je ne suis qu'un niais... Ah! si tu voulais reprendre notre existence d'autrefois ! Gomme le passé serait vite oublié !

MARCELLE

Surtout par toi !

MONTFKIîRAN.

Ce qui m'a manqué jusqu'à présent, avec mon caractère, je m'en rends bien compte. C'est tout simplement une volonté ferme à côté de moi... Pourquoi ne m'as-tu jamais parlé comme tu viens de le faire ?

MARCELLE

M'as-tu jamais consultée?

Eh bien! aujourd'hui, Marcelle, je te consulte... et je te dis: j'ai besoin de toi, de ta clairvoyance, de ton affection... dans la lutte décisive que je vais avoir à soutenir...

MARCELLE, — un temps.

Quand tu auras rompu avec cette femme, nous verrons !

MONTFERRAX, /(;/ preiuuil las mains.

Merci, ma chérie, merci!... Je suis très heureux... à bientôt, alors...

MARCELLE

Peut-être.

MOXTFERRAX

Si, si! à bientôt... Au revoir, Marcelle!...

Acii: II. S(:i:m-: \i

s-nrrciunt il la parle.) J'aurais bien voulu pourtant inbrasser le petit...

MARCELLE

Je t'ai dit tout à l'heure qu'il n'était pas ici. (rest vrai... Mais il est à deux pas, au Luxemliourg^... et si tu veux...

MOXTl'i;i!l!A\.

J'y vais tout de suite...

MAlîCI'.LLi;.

Il joue près du Guignol...

MONTFERRAN.

Près du Guignol?... Je trouverai.

(Il sorl. Marcelle contient son émotion, va ù la fenêtre, s'essuie les yeux. Entre Césarine.)

Page 1