I. ATTENTAT
MOXTFERRAN, ému.
Merci, Marcelle, tu es très bonne et moi je ne suis qu'un niais... Ah! si tu voulais reprendre notre existence d'autrefois ! Gomme le passé serait vite oublié !
MARCELLE
Surtout par toi !
MONTFKIîRAN.
Ce qui m'a manqué jusqu'à présent, avec mon caractère, je m'en rends bien compte. C'est tout simplement une volonté ferme à côté de moi... Pourquoi ne m'as-tu jamais parlé comme tu viens de le faire ?
MARCELLE
M'as-tu jamais consultée?
Eh bien! aujourd'hui, Marcelle, je te consulte... et je te dis: j'ai besoin de toi, de ta clairvoyance, de ton affection... dans la lutte décisive que je vais avoir à soutenir...
MARCELLE, — un temps.
Quand tu auras rompu avec cette femme, nous verrons !
MONTFERRAX, /(;/ preiuuil las mains.
Merci, ma chérie, merci!... Je suis très heureux... à bientôt, alors...
MARCELLE
Peut-être.
MOXTFERRAX
Si, si! à bientôt... Au revoir, Marcelle!...
Acii: II. S(:i:m-: \i
s-nrrciunt il la parle.) J'aurais bien voulu pourtant inbrasser le petit...
MARCELLE
Je t'ai dit tout à l'heure qu'il n'était pas ici. (rest vrai... Mais il est à deux pas, au Luxemliourg^... et si tu veux...
MOXTl'i;i!l!A\.
J'y vais tout de suite...
MAlîCI'.LLi;.
Il joue près du Guignol...
MONTFERRAN.
Près du Guignol?... Je trouverai.
(Il sorl. Marcelle contient son émotion, va ù la fenêtre, s'essuie les yeux. Entre Césarine.)