ACTE II, SCÈNE V
SUZANNE
Vous allez m'en dire des nouvelles !
HENRIETTE, revenant de gauche, allant à la table à café, prenant une tasse, et à Lehrasier.
Toujours la moitié de la tasse, Lebrasier?
LEBRASIER.
J'attendais pour voir si vous me serviriez comme d'habitude, ou si vous me laisseriez servir par une de vos nièces. C'est une expérience que je voulais faire!
HENRIETTE
Elle a réussi?
LEBRASIER.
A moitié...
HENRIETTE
Pourquoi, à moitié?
LEBRASIER.
Parce que vous m'offrez bien du café , mais vous ne m'offrez pas de sucre.
HENRIETTE
Ah! c'est vrai, je vous demande pardon...
(Elle va à la lahle. [irenil le sucrier et offre du sucre à Lebrasier.)
MADAME LESTROT, ;i Marfjuerite.
Petite Marguerite, allez donc nous chercher les cartes!
(Sort Marguerite par le fond.) MADAME JANTEL.
Vous voulez faire un poker?
-MADAME LESTROT.
Non, je voudrais essayer encore une fois cette
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fameuse réussite que nous a indique'e monsieur Piégois avant déjeuner... la réussite de Marie-Antoinette.
LKSTROT.
Encore une manie de ma femme, les réussites! Ça, et le poker!...
(Marguerite rentre, donne lea cartes à madame Leslrol. qui va s'installer tout ;i fait ;i droite de ta scène, sur une commode. Se placent autour de madame Leslrol, Herhelin, debout derrière, et regardant madame Leslrol faire la réussite, madame Jantel: Lebrasier, sur le canapé, prend son café.)
SUZANNE, s'approclianl de madame Janlel, et à l'oreille.
Maman ?
MARGUERITE
Maman ?
MADAME JANTEL.
Quoi?... Quoi?...
SUZANNE
Remarque, je t'en prie, que nous nous en allons discrètement... Remarque-le...
(Elles sortent toutes les deux pendant la répliciue suivante, et par le fond.)
PIÉGOIS, (/ut s'e.s( rapproriK' d'IJenriclle pendant Ipk mouvements précédents, non loin de Lebrasier ijui écoute en lioclianl parfois la tête.
Votre fils, madame, a tout à fait bonne mine aujourd'hui... Le nouveau traitement lui réussit mieux, il me semble?
HENRIETTE
Oh! beaucoup mieux... Le docteur que vous m'avez indiqué est vraiment très intelligent.
PIÉGOIS.
11 est plus jeune que l'autre, il est meilleur observateur; il est très au courant aussi des ob-