I.A CIIAl KI.AIXr
A peu prbs... En tout cas, je ne dors plus d'un profond sommeil.
MADAME DK LA BAIDIÈUH.
Enfin ! Es-tu en état de comprendre ce que l'on te dit?
LA BAUDIÈRE.
Parfaitement. Je t'écoute.
(Il prend un fauteuil.)
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Ne t'assieds pas. Tu viens de dormir, il i\iut rester debout.
LA BAUDIÈRE.
Bon ! bon !
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Monsieur de Méray sera ici dans quelques instants. Il te demandera la main de Lucienne.
LA BAUDIÈRE.
Mais comment donc ! je la lui accorderai avec plaisir... Un garçon charmant, d'un avenir assuré!
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Ça n'est pas ça... Tu lui refuseras la main de Lucienne.
LA BAUDIÈRE.
Allons donc !... Pourquoi?...
Parce que je ne veux pas pour ta fille d'un mariage banal, quelconque, inutile!
LA BAUDIÈRE.
Qu'entends-tu par inutile?
MADAME DE LA BAUDIÈRE
Suppose qu'on apprenne demain, à Angers,