SCENE VI
Les Mêmes, LE HOUSSEL, MOLINEUF, MADAME PLESNOIS, entrant pur la gauche.
LE IIOIJSSEL.
Dieu ! que je suis fatigué !
MADAME PLESNOIS. serrant la iiuiiii de J.icijiii's.
Où est Hélène?
JACQUES
Dans sa chambre.
MADAME PLESNOLS.
Je viens lui annoncer qu'elle a perdu les trois courses.
JACQUES
Vous lui ferez plaisir. .1 MnUneuf.) Et vous, Molineuf, avez-vous perdu aussi ?
MOLINEUF
Naturellement. Mais c'est la dernière fois...
JACQUES
Que vous perdez?
Non, que je joue. C'est une épreuve que je tentais. Je m'étais dit : « Si je gagne aujourd'hui, je continuerai à jouer tonte ma vie. Si je perds, je ne toucherai plus une carte et je ne remettrai plus les pieds sur un champ de courses. »
Af:Tr I, SCÈNE VII ISS
PLESNOIS.
Et que ferez-vous ?
MOLINEUF.
Je demanderai une place au gouvernement... II faut bien vivre.
PLKSXOIS.
Avec les anciens joueurs on fait de très bons fonctionnaires.
MADAME PLESNOIS, haussant les rpaules.
Vous dites la même chose tous les jours. ; .1 xon mari. Rcntrcrez-vous avec moi ?
PLESNOIS.
Non, chère amie, si vous le permettez...
MADAME PLESNOIS.
Comme il vous plaira.
PLESNOIS, l)as à Jacques, pendant qne Molinriif ri madame Plesnois i-rliantjenl quelques mots.
Hein 1 reji^ardez Molineuf... Me voyez-vous jaloux de Molineuf? Ce serait comique !
C'est toujours comique.
MADAME PLESNOIS, has à Molineuf.
Alors, à tout à l'heure, chez vous.
! Molineuf fnil un sif/ne de lêle, madame Plexnois aorl ]tar la droite.