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SCÈNE IX

ZOÏLIN, NICODON.

ZOÏLIN, à part.

Je hais mon sort..., je hais cet homme davantage; Sans même le savoir, à toute heure il m'outrage. Oui, je l'abaisserai.

NICODON.

Mon oncle, en vérité, Madame Hortense et lui m'ont tous deux enchanté.

ZOÏLIN.

Dis-moi, ne sens-tu pas un peu de jalousie Contre cet Ariston ? là... quelque noble envie?

NICODON.

Vous voulez vous moquer ; il me sied bien à moi D'oser être jaloux ! Et puis d'ailleurs sur quoi ?

ZOÏLIN.

Comment, sur quoi, mon fils ? Tu ne sais pas , te dis- Tout le mal qu'il te fait, et tout ce qui t'afflige, [je,

NICODON.

Rien ne doit m'affliger, et je suis fort content.

ZOÏLIN.

Et moi, je te soutiens qu'il n'en est rien.

NICODON.

Comment?

ZOÏLIN.

Ton cœur est ulcéré par un mal incurable;

Il est jaloux, te dis-je, et jaloux comme un diable.

NICODON.

Est-il possible?

ZOÏLIN.

Eh oui; je le vois dans tes yeux :

Car n'es-tu pas déjà de madame amoureux?

NICODON.

Eh, mon Dieu, point du tout. Moi ! je n'ai, de ma Osé penser, mon oncle, à semblable folie. [vie,

ZOÏLIN.

Tu l'es, mon cher enfant.

NICODON.

Je n'en savais donc rien.

ZOÏLIN.

Amoureux comme un fou; je m'y connais fort bien.

NICODON.

Oh! oh! vous le croyez?

ZOÏLIN.

La chose est assez claire.

Quoi! ne serais-tu pas très-aise de lui plaire?

NICODON.

Très-aise assurément.

ZOÏLIN.

Si ton heureux destin

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