HORTENSE, ARISTON, CLITANDRE, LAURE
ARISTON, à Horteme.
Vous me voyez saisi d'un juste étonnement; Chez votre époux, madame, empressé de me ren- Je venais vous prier d'y présenter Clitandre. [dre, On m'annonce un refus : on me dit que Cléon Me défend pour toujours l'accès de sa maison.
HORTENSE
Cléon, et vous, et moi, je vous le dis sans feindre, Plus que vous ne pensez nous sommes tous à
[plaindre.
Vous devez par raison, surtout par probité, Rompre avec moi, monsieur, toute société. Gardez-vous de venir chez Cléon davantage ; Évitez tout éclat, dans un silence sage. A ces tristes conseils prompt à vous conformer, Fuyez-moi, plaignez-moi, mais sachez m'estimer.
(Elle sort.)