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L'ENVIEUX, ACTE III, SCÈNE I

CLITANDRE

Cela ne s'entend pas.

Serait-ce une gageure, ou bien quelque méprise? Car, enfin, de tout temps Cléon vous favorise; disait qu'Hortenseet lui dans vous avaient trouvé Un ami tendre et sur, et d'un zèle éprouvé. Quel ennemi secret, quelles sourdes menées Corrompraient en un jour le fruit de tant d'an ariston. [nées?

Je m'examine à fond : j'ai beau tourner, fouiller, C'est une énigme obscure à ne pas débrouiller. Je tâcherai pourtant d'en percer les mystères. Ah ! s'ils étaient tous deux des amis ordinaires. Je pourrais justement, piqué de leur humeur, A leur caprice indigne opposer la froideur. Tranquille et renfermé dans ma pure innocence, Je laisserais leurs cœurs à leur propre inconstance.

Mais Horlense et Cléon m'ont cent fois protégé: De leurs nouveaux bienfaits je suis encor chargé. Ils ont toujours des droits à ma reconnaissance ; Le souvenir du bien l'emporte sur l'offense. C'est à moi d'adoucir leur injuste courroux : Oui, je vais de ce pas embrasser leurs genoux. L'amour-propre se tait : j'écoute la tendres-e. Ami, quandlecœur parle, il n'est pas debassesse.

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