SCÈNE I
DORFISE, MADAME BURLET, le chevalier MONDOR.
DORFISE.
Adoucissez, monsieur le chevalier, De vos discours l'excès trop familier : La pureté de mes chastes oreilles Ne peut souffrir des libertés pareilles.
LE CHEVALIER MONDOR, en riant.
Vous les aimez pourtant, ces libertés; Vous me grondez, mais vous les écoutez ; Et vous n'avez, comme je puis comprendre, Cheveux si courts que pour les mieux entendre.
DORFISE.
Encore !
MADAME BURLET.
Eh bien! je suis de son côté; Vous affectez trop de sévérité.
La liberté n'est pas toujours licence.
On peut, je crois, entendre avec décence De la gaîté les'innocents éclats, Ou bien sembler ne les entendre pas.
Votre vertu, toujours un peu farouche, '' Veut nous fermer et l'oreille et la bouche.
DORFISE,
Oui, l'une et l'autre; et fermez, croyez-moi, Votre maison h tous ceux que j'y voi.
Je vous l'ai dit, ils vous perdront, cousine.