SCÈNE V
Les précédents, BERTHE.
MATHURIN, à Bcrlhe qui arrive.
Ma belle-mère, arrivez, venez vite.
Vous n'êtes plus la maîtresse au logis, Chacun rcbèquc; et je vous avertis Que si la chose en cet état demeure, Si je ne suis marié tout à l'heure, Je ne le serai point : tout est fini, Tout est rompu.
RERTHE.
Qui m'a désobéi?
Qui contredit, s'il vous plaît, quand j'ordonne? Serait-ce vous, mon mari? vous?
DIGNANT.
Personne, Nous n'avons garde; et Mathurin veut bien Prendre ma fille à peu près avec rien : J'en suis content, et je dois me promettre Que monseigneur daignera le permettre.
RERTHE.
Allez, allez, épargnez-vous ce soin :
C'est de moi seule ici qu'on a besoin ; Et quand la chose une fois sera faite, Il faudra bien, ma foi, qu'il la permette.
DIGNANT.
Mais
RERTHE.
Mais il faut suivre ce que je dis.
Je ne veux plus souffrir dans mon logis, A mes dépens, une fille indolente,