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SCÈNE II

LE MARQUIS, LE CHEVALIER, LE BAILLIF, à la

tête des habitants.

J'en suis touché. Bonjour, enfants, bonjour.

LE RAILLIF.

Nous venons tous avec conjouissanec Nous présenter devant Votre Excellence, Comme les Grecs jadis devant Cyrus....

Comme les Grecs....

LE MARQUIS

Les Grecs sont superflus.

Je suis Picard; je revois avec joie Tous mes vassaux.

LE BAILLIF

Les Grecs de qui la proie....

LE CHEVALIER

Ah! finissez. Notre gros Mathurin, La belle Acanthe est votre proie enfin ?

MATHURIN

Oui-da, monsieur ; la fiançaille est faite, Etnous prions que monseigneur permette Qu'on nous finisse.

COLETTE

Oh ! tu ne l'auras pas ; Je te le dis, tu me demeureras.

Oui, monseigneur, vous me rendrez justice ; Vous ne souffrirez pas qu'il me trahisse; Il m'a promis....

MATHURIN

Bon ! j'ai promis en l'air.

Il faut, baillif, tirer la chose au clair. A-t-il promis?

LE BAILLIF

La chose est constatée.

Colette est folle, et je l'ai déboutée.

COLETTE

Ça n'y fait rien, et monseigneur saura Qu'on force Acanthe à ce beau marché-là, Qu'on la maltraite, et qu'on la violente, Pour épouser.

LE MARQUIS

Est-il vrai, belle Acanthe?

ACANTHE

Je dois d'un père, avec raison chéri, Suivre les lois; il me donne un mari.

MATHURIN

Vous voyez bien qu'en effet elle m'aime.

LE MARQUIS

Sa réponse est d'une prudence extrême : Eh bien ! chez moi la noce se fera.

LE CHEVALIER

Bon, bon, tant mieux.

LE MARQUIS, à Acanthe.

Votre père verra Que j'aime en lui la probité, le zèle,

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