LES ORIGINAUX, ACTE II, SCENE I
FANCHON
C'est un air aisé : il prétend que ce sont les manières du grand monde. Le fat! ah! que vous êtes bonne, ma sœur, d'être honnête femme !
LA COMTESSE
Prends pitié de ma sottise.
FANCHON
Oui, mais à condition que vous prendrez part à ma folie.
LA COMTESSE
Aide-moi à gagner le cœur de mon mari.
Pourvu que vous me prêtiez quelque secours pour m'empêcher d'être l'esclave du corsaire qu'on me destine.
LA COMTESSE
Yiens, je te communiquerai mes desseins après souper.
FANCHON
Et moi je vous communiquerai mes petites idées... Voilà comme les sœurs devraient toujours vivre. Allons donc, ne pleurez plus, pour que je puisse rire.