ÉR1PHYLE, ACTE III, SCENE IL
ÉRIPHYLE
Non, seigneur, je me rends ; mes destins sont réglés : On le veut, il le faut ; ce peuple me l'ordonne, C'en est fait : à mon sort, seigneur, je m'abandonne. Vous, lorsque le soleil descendra dans les flots, Trouvez-vous dans ce temple avec les chefs d'Argos. A mes aïeux, à vous, je vais rendre justice : Je prétends qu a mon choix l'univers applaudisse ; Et vous pourrez juger si ce cœur abattu Sait conserver sa gloire et chérit la vertu.
HERMOGIDE.
Mais, madame, voyez...
ÉRIPHYLE
Dans mon inquiétude, Mon esprit a besoin d'un peu de solitude; Mais jusqu'à ces moments que mon ordre a fixés, Si je suis reine encor, seigneur, obéissez.