SUITE DE LA REINE
Roi d'Argos, paraissez et portez la couronne ; Vos mains l'ont défendue et mon cœur vous la Je ne balance plus : je mets sous votre loi [donne. L'empire d'Inachus, et vos rivaux, et moi. J'ai fléchi de nos dieux les redoutables haines ; Leurs vertus sont en vous, leur sang coule en mes
[veines; Et jamais sur la terre on n'a formé de nœuds Plus chers aux immortels et plus dignes des cieux.
ALCMÉON
Ils lisent dans mon cœur : ils savent que l'empire Est le moindre des biens où mon courage aspire. Puissent tomber sur moi leurs plus funestes traits, Si ce cœur infidèle oubliait vos bienfaits! Ce peuple qui m'entend et qui m'appelle au temple Me verra commander, pour lui donner l'exemple; Et, déjà par mes mains instruit à vous servir, N'apprendra de son roi qu'à vous mieux obéir.
ÉRIPHYLE
Enfin la douce paix vient rassurer mon âme : Dieux! vous favorisez une si pure flamme!