ÉRIPHYLE, ALCMÉON, POLÉMON
POLE M ON
Madame, en ce moment l'insolent Hermogide, Suivi jusqu'en ces lieux d'une troupe perfide, La flamme dans les mains, assiège ce palais. Déjà tout est armé, déjà volent les traits. [dre; Nos gardes rassemblés courent pour vous défen- Le sang de tous côtés commence à se répandre. Le peuple épouvanté, qui s'empresse ou qui fuit, Ne sait si l'on vous sert ou si l'on vous trahit.
ALCMÉON
O ciel! voilà le sang que ta voix me demande; La mort de ce barbare est ma plus digue offrande. Heine, dans ces horreurs cessez de vous plonger; Je suis l'ordre des dieux, mais c'est pour vous
[venger.
Sur un côté du parvis ou voit, dans l'intérieur du temple de Jupiter, des vieillards et de jeunes enfants qui embrassent un autel ; de l'autre côté la reine, sortant de son palais, soutenue par ses femmes, est bientôt suivie et entourée d'une foule d'Argiens des deux sexes qui viennent partager sa douleur.