‹ Théâtre completChapitre 163 sur 1720 · ÉRIPHYLE, ALCMÉON, POLÉMON · texte numérisé non relu

ÉRIPHYLE, ALCMÉON, POLÉMON

POLE M ON

Madame, en ce moment l'insolent Hermogide, Suivi jusqu'en ces lieux d'une troupe perfide, La flamme dans les mains, assiège ce palais. Déjà tout est armé, déjà volent les traits. [dre; Nos gardes rassemblés courent pour vous défen- Le sang de tous côtés commence à se répandre. Le peuple épouvanté, qui s'empresse ou qui fuit, Ne sait si l'on vous sert ou si l'on vous trahit.

ALCMÉON

O ciel! voilà le sang que ta voix me demande; La mort de ce barbare est ma plus digue offrande. Heine, dans ces horreurs cessez de vous plonger; Je suis l'ordre des dieux, mais c'est pour vous

[venger.

Sur un côté du parvis ou voit, dans l'intérieur du temple de Jupiter, des vieillards et de jeunes enfants qui embrassent un autel ; de l'autre côté la reine, sortant de son palais, soutenue par ses femmes, est bientôt suivie et entourée d'une foule d'Argiens des deux sexes qui viennent partager sa douleur.

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