SCÈNE I
ÉRIPHYLE, ZÉLOMDE, le choeur.
ZÉLONIDE.
Oui, les dieux irrités nous perdent sans retour: Argos n'est plus; Argos a vu son dernier jour, Et la main d'IIcrmogide en ce moment déchire Les restes malheureux de ce puissant empire. De tous ses partisans l'adresse et les clameurs Ont égaré le peuple et séduit tous les cœurs. Le désordre esl partout; la discorde, ht raj D'une vaste cité font nu champ de carnage; Les feux sont allumés, le sang coule en lotis lieux. Sous les murs du palais, dans les temples des dieux ; Et les soldais sans frein, en proie à leur furie.
ÉRIPHYLE, ZÉLOMDE, le choeur, THÉANDRE.
ÉRIPHYLE
Ah! mon fils est-il roil mon fils est-il vainqueur?
THÉANDRE
11 le sera du moins, si nos dieux équitables Secourent l'innocence et perdent les coupables; Mais jusqu'à ce moment son rival odieux A partagé l'armée et le peuple et nos dieux. Hermogide ignorait qu'il combattait son maître: Le peuple doute encor du sang qui l'a fait naître; Quelques-uns à grands [cris le nommaient votre Les autres s'écriaient qu'il était né devons, [époux; Il ne pouvait, madame, en ce tumulte horrible, Éclaircir à leurs yeux la vérité terrible; 11 songeait à combattre, à vaincre, à vous vengera Mais, entouré des siens qu'on venait d'égtvger,