Dictionnaire critique, p
5. Benjamin Fillon, Lettres écrites de la Vendée, p. 112-114.
6. Lui-même, dans son Commentaire historique, nous parle de Son extrême faiblesse en naissant.
7. Elles lui servaient toujours à quelque chose : tantôt, comme
dans la préface de Mariamne, c'était pour apitoyer le public qu'il se disait « accablé de maladies continuelles ; » tantôt c'était pour s'excuser de n'avoir pas fait une réponse à temps, comme dans une lettre à Brossette du 25 nov. 1733, qui ne figure, par parenthèse, dans aucune édition de ses Œuvres.
8. Mémoires sur Voltaire, 1826, in-8, t. I, p. 24. — Un autre de ses secrétaires, mais moins indulgent, Collini, fait aussi allusion aux gros profits que Voltaire tirait de sa mine : « Les visages secs et blêmes, écrit-il à M. Dupont, le 26 décembre 1754, sont excellents pour tromper le monde et pour prêter de l'argent à 15 ou 20 pour cent. » C'est dans le même intérêt qu'il se vieillissait, non pas seulement de neuf mois, comme lorsqu'il se faisait naître le 20 février, mais quelquefois de quatre années entières. Ainsi, en 1770 — on le voit par ses lettres à d'Argental — il veut qu'on lui donne soixante-dixhuit et même quatre-vingts ans, quoiqu'il n'en ait encore que soixanteseize : Public, dit-il, et critiques en seront plus indulgents, « on se fora conscience » d'affliger un pauvre octogénaire, et, devrait-il ajouter, les rentes viagères seront plus fortes! On nous pardonnera I ces détails sur la façon dont il usait de son âge et en jouait. C'est une comédie, et nous parlons de Voltaire au théâtre.