JANVIER
AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS DE 1/ÉDlTIQN DE KEHL
Celle pièce fut jouée en 1734 sans aucun succès, M. de Voltaire la fit reparaître au théâtre en 17 52, sous le nom du Vue de Foix, avec des changements. Elle réussit alors, et c'est sous ce litre qu'elle a été d'abord insérée dans l'édition desOEuvres de l'auteur, avec la préface suivante :
« Le fond de cette tragédie n'est point une fiction. Un « duc de Bretagne, en 1387, commanda au seigneur de » Bavalan d'assassiner le connétable de Glisson. Bavalan, « le lendemain, dit au duc qu'il avait obéi : le duc alors, h voyant toute l'horreur de son crime et en redoutant les « suites funestes, s'abandonna au plus violent désespoir. « Bavalan le laissa quelque temps sentir sa faute et se « livrer au repenlir ; enfin il lui apprit qu'il l'avait aimé « assez pour désobéir à ses ordres, etc.
« On a transporté cet événement dans d'autres temps
« et dans d'autres pays, pour des raisons particulières. » En 1765, on a donné cette pièce sous son véritable titre, elle eut le plus grand succès, et c'est une des pièces de M. de Voltaire qui font le plus d'effet au théâtre1.
1 . On a trouvé dans les papiers de M. de "Voltaire une tragédie d'Alamire, et une autre intitulée le Duc d'Alençon ou les Frères ennemis. Toutes deux sont encore le même sujet qu'Adélaïde. La scène de la première est en Espagne, et ressemble beaucoup plus au Duc de Foix qu'à Adélaïde. La seconde n'est qu'en trois actes ; les rôles de femmes ont été supprimés. L'auteur l'avait faite pour les princes frères du roi de Prusse, qui s'amusaient à jouer des tragédies françaises.
Nous n'avons pas cru devoir faire entrer ces pièces dans la collection du Théâtre de M. de Voltaire; mais nous donnons le Duc de Foix à la fin d'Adélaïde.
PERSONNAGES