SCÈNE II
ADÉLAÏDE, NEMOURS, VENDOME, gardes.
VENDÔME
Je l'entends, c'est lui-môme : arrête, malheureux! Lâche qui me trahis, rival indigne, arrête!
NEMOURS
Il ne te trahit point; mais il t'offre sa tète. Porte à tous les excès ta haine et ta fureur; [geur. Va, ne perds point de temps, le ciel arme un ven- Tremble: ton roi s'approche, il vient, il va paraître- Tu n'as vaincu que moi, redoute encor ton maître.
VENDÔME
Il pourra te venger, mais non te secourir; Et ton sang...
Non, cruel! c'est à moi de mourir.
J'ai tout fait : c'est par moi que ta garde est séduite; J'ai gagné tes soldats, j'ai préparé ma fuite. Punis ces attentats, et ces crimes si grands,