‹ Théâtre completChapitre 247 sur 1720 · VENDOME, ADÉLAÏDE, COUCY · texte numérisé non relu

VENDOME, ADÉLAÏDE, COUCY

De sortir d'esclavage et de fuir ses tyrans : Mais respecte ton frère, et sa femme, et toi-même. Il ne t'a point trahi, c'est un frère qui t'aime; Il voulait te servir, quand tu veux l'opprimer. Quel crime a-t-il commis, cruel, que de m'aimer? L'amour n'est-il en toi qu'un juge inexorable?

VENDÔME

Plus vous le défendez, plus il devient coupable. C'est vous qui le perdez, vous qui l'assassinez; Vous par qui tous nos jours étaient empoisonnés; Vous qui, pour leur malheur, armiez des mains

[si chères.

Puisse tomber sur vous tout le sang des deux frères ! Vous pleurez! mais vos pleurs ne peuvent me trom- Je suis prêt à mourir et prêt à le frapper, [per : Mon malheur est au comble, ainsi que ma faiblesse. Oui, je vous aime encor; le temps, le péril presse: Vous pouvez à l'instant parer le coup mortel; Voilà ma main, venez ! sa grâce est à l'autel.

ADÉLAÏDE

Moi, seigneur?

C'est assez.

ADÉLAÏDE

Moi, que je le trahisse !

VENDÔME

Arrêtez... répondez...

ADÉLAÏDE

Je ne puis.

VENDÔME

Qu'il périsse!

NEMOURS

Ne vous laissez pas vaincre en ces affreux combats ; Osez m'aimer assez pour vouloir mon trépas. Abandonnez mon sort au coup qu'il me prépare. Je mourrai triomphant des coups de ce barbare ; Et, si vous succombiez à son lâche courroux, Je n'en mourrais pas moins, mais je mourrais par

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