SCENE I
VENDOME, un officier, gardes.
VENDÔME
0 ciel! me faudra-t-il, de moments en moments, Voir et des trahisons, et des soulèvements ? Eh bien ! de ces mutins l'audace est terrassée?
l'officier.
Seigneur, ils vous ont vu, leur foule est dispersée.
VENDÔME
L'ingrat de tous côtés m'opprimait aujourd'hui ; Mon malheur est parfait, tous les cœurs sont à lui. Dangeste est-il puni de sa fourbe cruelle?
l'officier.
Le glaive a fait couler le sang de l'infidèle.
VENDÔME
Ce soldat qu'en secret vous m'avez amené Va-t-il exécuter l'ordre que j'ai donné?
l'officier.
Oui, seigneur, et déjà vers la tour il s'avance.
VENDÔME
Je vais donc à la fin jouir de ma vengeance ! Sur l'incertain Coucy mon cœur a trop compté ; Il a vu ma fureur avec tranquillité.
On ne soulage point des douleurs qu'on méprise; Il faut qu'en d'autres mains ma vengeance soit mise. Vous, que sur nos remparts on porte nos drapeaux; Allez, qu'on se prépare à des périls nouveaux. Vous sortez d'un combat, un autre vous appelle. Ayez la même audace avec le même zèle : Imitez votre maître; et, s'il vous faut périr, Vous recevrez de moi l'exemple de mourir.