‹ Théâtre completChapitre 261 sur 1720 · LE DUC DE FOIX, L1SOIS, TAISE · texte numérisé non relu

LE DUC DE FOIX, L1SOIS, TAISE

LE DUC, à Tuïse.

Est-ce elle qui m'échappe? est-ce elle qui m'évite? Taise, demeurez; vous connaissez trop bien

Les transports douloureux d'un cœur tel que Je Vous savez si je l'aime et si je l'ai servie, [mien. Si j'attends d'un regard le destin de ma vie. Qu'elle n'étende pas l'excès de son pouvoir Jusqu'à porter ma flamme au dernier désespoir : Je hais ces vains respects, cette reconnaissance, Que sa froideur timide oppose à ma constance. Le plus léger délai m'est un cruel refus, Un affront que mon cœur ne pardonnera plus. C'est en vain qu'à la France, à son maître fidèle, Elle étale à mes yeux le faste de son zèle; Il est temps que tout cède à mon amour, à moi, Qu'elle trouve en moi seul sa patrie et son roi. Elle me doit la vie et jusqu'à l'honneur même ; Et moi, je lui dois tout, puisque c'est moi qui l'aime. Unis par tant de droits, c'est trop nous séparer ; L'autel est prêt, j'y cours ; allez l'y préparer.

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