SCENE I
LE DUC
Osera-t-elle encor refuser de me voir?
Ne craindra-t-elle point d'aigrir mon désespoir ? Ah ! c'est moi seul ici qui tremble de déplaire. Ame superbe et faible ! esclave volontaire ! Cours aux pieds de l'ingrate abaisser ton orgueil; Vois tes jours dépendant d'un mot et d'un coup Lâche, consume-les dans l'éternel passage [d'œil. Du dépit' aux respects et des pleurs à la rage. Pour la dernière fois je prétends lui parler. Allons...
SCËNE II
LE DUC; AMÉLIE et TAISE dans le fond.
J'espère encore et tout me fait trembler. Vamir tenterait-il une telle entreprise?
Que de dangers nouveaux ! Ah ! que vois-je, Taïse?
LE DUC
J'ignore quel objet attire ici vos pas, [pas.
Mais vos yeux disent trop qu'ils ne me cherchent Quoi! vous les détournez? Quoi ! vous voulez encore Insulter aux tourments d'un cœur qui vous adore, Et, de la tyrannie exerçant le pouvoir, Nourrir votre fierté de mon vain désespoir? C'est à ma triste vie ajouter trop d'alarmes, Trop flétrir des lauriers arrosés de mes larmes, Et qui me tiendront lieu de malheur et d'affront, S'ils ne sont par vos mains attachés sur mon front ; Si votre incertitude, alarmant mes tendresses, Peut encor démentir la foi de vos promesses.
AMÉLIE
Je ne vous promis rien : vous n'avez point ma foi ; Et la reconnaissance est tout ce que je doi.
le duc [mage?...
Quoi! lorsque de ma main je vous offrais l'hom-