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LE DUC DE FOIX, ACTE III, SCÈNE III

Mais ce sang des Français, que nos mains font cou- Mais l'État, la patrie, il faut vous en parler. [1er, Vos nobles sentiments peuvent encor paraître : 11 est beau de donner la paix à votre maître. Son égal aujourd'hui, demain dans l'abandon, Vous vous verriez réduit à demander pardon. Sûr enfin d'Amélie et de votre fortune, Fondez votre grandeur sur la cause commune ; Ce guerrier, quel qu'il soit, remis entre vos mains, Pourra servir lui-même à vos justes desseins : De cet heureux moment saisissons l'avantage.

LE DUC

Ami, de ma parole Amélie est le gage ; Je la tiendrai : je vais dès ce même moment Préparer les esprits à ce grand changement, [nent; A tes conseils heureux tous mes sens s'abandon- La gloire, l'hyménée et la paix me couronnent ; Et, libre des chagrins où mon cœur fut noyé, Je dois tout à l'amour et tout à l'amitié.

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