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LE FANATISME, ACTE II, SCÈNE II

OMAR

Lui-mêm'e ; il t'en conjure.

ZOPIRE

Traître!

Si de ces lieux sacrés j'étais l'unique maître, C'est en te punissant que j'aurais répondu.

OMAR

Zopire, j'ai pitié de ta fausse vertu.

Mais puisqu'un vil sénat insolemment partage De ton gouvernement le fragile avantage, Puisqu'il régne avec toi, je cours m'y présenter.

ZOPIEIE.

Je t'y suis; nous verrons qui l'on doit écouter. Je défendrai mes lois, mes dieux et ma patrie. Viens-y contre ma voix prêter ta voix impie Au dieu persécuteur, effroi du genre humain, Qu'un fourbe ose annoncer les armes à la main.

[A Phanor. ) Toi, viens m'aider, Phanor, à repousser un traître: Le souffrir parmi nous et l'épargner, c'est l'être. Renversons ses desseins, confondons son orgueil; Préparons son supplice ou creusons mon cercueil. Je vais, si le sénat m'écoute et me seconde, Délivrer d'un tyran ma patrie et le monde.

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