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LE FANATISME, ACTE IV, SCÈNE VI

« Cher Séide, a-t-il dit, infortuné Séide ! » Cette voix, ces regards, ce poignard homicide, Ce vieillard attendri, tout sanglant à mes pieds, Poursuivent devant toi mes regards effrayés. Qu'a\ons-nous fait?

PALMIRE

On vient, je tremble pour ta vie.

Fuis, au nom de l'amour et du nœud qui nous lie.

SÉIDE

Va, laisse-moi. Pourquoi cet amour malheureux M'a-t-il pu commander ce sacrifice affreux? Non, cruelle ! sans toi, sans ton ordre suprême, Je n'aurais pu jamais obéir au ciel même.

PALMIRE

De quel reproche horrible oses-tu m'accabler ! Hélas ! plus que le lien mou cœur se sent troubler. Cher amant, prends pitié de Palmire éperdue!

SÉIDE

Palmire ! quel objet vient effrayer ma vue? (Zopirc paraît, appuyé sur l'autel, après s'être relevé derrière cet autel où il a reçu le coup.)

C'est cet infortuné luttant contre la mort,

Qui vers nous tout sanglant se traîne avec effort,

SÉIDE

Eh quoi ! lu xas à lui?

PALMIRE

De remords dévorée, Je cède à la pitié dont je suis déchirée. Je n'y puis résister; elle entraine mes sens.

ZOPIRE, avançant et soutenu par elle.

Hélas! servez de guide à nies pas languissants !

(// s'assied.) Séide, ingrat ! c'esl toi qui m'arraches la \ic ! Tu pleures! la pitié succède à ta furie !

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