LE FANATISME, ACTE V, SCÈNE II
ZOPIRE
Ciel ! quel comble du crime ! et qu'est-ce que je \ ois ?
SÉIDE
Mahomet me punir?
PALMIRE
Eh quoi ! tyran farouche, Après ce meurtre horrible ordonné par la bouche !
OMAR
On n'a rien ordonné.
SÉIDE
Va, j'ai bien mérité
Cet exécrable prix de ma crédulité.
OMAR
Soldats, obéissez.
PALMIRE
Non; arrêtez.
Vrfide !
OMAR
Madame, obéissez, si vous aimez Séide.
Mahomet vous protège; et son juste courroux, Prêt à tout foudroyer, peut s'arrêter pour vous. Auprès de votre roi, madame, il faut me suivre. palmire. [délivre !
Grand Dieu! de tant d'horreurs <Jue la mort me (On emmène Palmire et Séide.) ZOPIRE, à Phanor.
On les enlève! o ciel ! ô père malheureux !
Le coup qui m'assassine est cent fois moins affreux.
phanor .
Déjà le jour renaît; tout le peuple s'avance: On s'arme, on x ient à vous, on prend votre défense.
ZOPIRE
Quoi ! Séide est mon fils!
PHANOR
N'en doutez point.
ZOPIRE
Hélas !
O forfaits! ô nature!... Allons, soutiens mes pas, -le meurs. Sauvez, grands dieux ! de tant de barbarie Mes deux enfants que j'aime et qui m'ôlcnl la vie.