‹ Théâtre completChapitre 501 sur 1720 · ASSUR, AZÉMA · texte numérisé non relu

ASSUR, AZÉMA

ASSUR

Madame, son audace est trop longtemps soufferte. Mais puis-je on liberté m'expliquer avec vous Sur un sujet plus noble et plus digne de nous?

AZÉMA

Eu est-il? mais parlez.

ASSUR

Bientôt TAsie entière Sous vos pas et les miens ouvre uneautre carrière. Les faibles intérêts doivent peu nous frapper; L'univers nous appelle et va nous occuper. Sémiramis n'est plus que l'ombre d'elle-même. Le ciel semble abaisser cette grandeur suprême : Cet astre si brillant, si longtemps respecté, Penche vers son déclin, sans force et sans clarté. On le voit, on murmure, et déjà Babylone Demande à haute voix un héritier du trône. Ce mot en dit assez ; vous connaissez mes droits : Ce n'est point à l'amour à nous donner des rois. Non qu'à tant de beautés mon âme inaccessible Se fasse une vertu de paraître insensible ; Mais pour vous et pour moi j'aurais trop à rougir, Si le sort de l'État dépendait d'un soupir; Un sentiment plus digne et de l'un et de l'autre Doit gouverner mon sort, et commander au vôtre. Vos aïeux sont les miens, et nous les trahissons, Nous perdons l'univers, si nous nous divisons. Je puis vous étonner; cet austère langage

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