ASSUR, CÉDAR
ASSUR
Obéir ! ah! ce mot fait trop rougir mon front; J'en ai trop dévoré l'insupportable affront. Parle, as-tu réussi? Ces semences de haine, Que nos soins en secret cultivaient avec peine, Pourront-elles porter, au gré de ma fureur, Les fruits que j'en attends de discorde et d'horreur?
CÉDAR
J'ose espérer beaucoup. Le peuple enfin commence A sortir du respect et de ce long silence Où le nom, les exploits, l'art de Sémiramis.