SCÈNE II
ELECTRE, IPHISE, PAMMÈNE.
IPHISE.
Hélas! est-ce vous que je vois, Ma sœur?...
ELECTRE
Il est venu, ce jour où l'on apprête Les détestables jeux de leur coupable fête. Electre leur esclave, Electre votre sœur, Vous annonce en leur nom leur horrible bonheur.
IPHISE.
Un destin moins affreux permet que je vous voie; A ma douleur profonde il mêle un peu de joie; Et vos pleurs et les miens ensemble confondus....
ELECTRE
Des pleurs ! ah ! ma faiblesse en a trop répandus. Des pleurs ! ombre sacrée, ombre chère et sanglante, Est-ce là le tribut qu'il faut qu'on te présente?