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ORESTE, ACTE IV, SCÈNE VIII

ORESTE, en l'embrassant.

Le ciel menace en \ain, la nature l'emporte: Un dieu me retenait; mais Electre est plus forte.

ELECTRE

Il L'a rendu ta sœur, et tu crains son courroux.

ORESTE

Ses ordres menaçants me dérobaient à vous. Est-il barbare assez pour punir ma faiblesse ?

ELECTRE

Ta faiblesse est vertu : partage mon ivresse. A quoi m'exposais-tu, cruel? à t'immoler.

ORESTE

J'ai trahi mon serment.

ELECTRE

Tu l'as dû violer.

C'est le secret des dieux.

ELECTRE

C'est moi qui te l'arrache; Moi, qu'un serment plus saint à leur vengeance atta- Que crains-tu ? [che.

ORESTE

Les horreurs où je suis destiné, Les oracles, ces lieux, ce sang dont je suis né.

ELECTRE

Ce sang va s'épurer : viens punir le coupable. Les oracles, les dieux, tout nous est favorable; Ils ont paré mes coups, ils vont guider les tiens.

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