ROME SAUVÉE, ACTE III, SCÈNE V
Il blesse ta fierté, mais tout autre te perd, [prendre, Et je te donne au moins, quoi qu'on puisse entre- Le temps de quitter Rome ou d'oser t'y défendre. Plus de reproche ici sur tes complots pervers: Coupable, je t'aimais; malheureux, je te sers. Je mourrai pour sauver et tes jours et ta gloire. Adieu; Catilina doit apprendre à me croire: Je l'avais mérité.
CATILINA, l'arrêtant.
Que faire et quel danger?
Écoutez.... le sort change, il me force à changer. Je me rends. . . je vous cède. . . il faut vous satisfaire. . . Mais.... songez qu'un époux est pour vous plus qu'un El que, dans le péril dont nous sommes'pressés,[père, Si je prends un parti, c'est vous qui m'y forcez.
AURÉLIE
Je me charge de tout, fût-ce encor de ta haine. Je te sers, c'est assez. Fille, épouse et Romaine, Voilà tous mes devoirs, je les suis, et le tien Est d'égaler un cœur aussi pur que le mien.