MARIAMNE, ACTE I, SCÈNE II
Que m'importe, après tout, que son âme hardie
De mon parjure amant flatte la perfidie;
Ou qu'exerçant sur lui son dédaigneux pouvoir
Elle ait fait* mes tourments sans même le vouloir?
Qu'elle chérisse ou non le bien qu'elle m'enlève,
Je le perds, il suffit; sa fierté s'en élève,
Ma honte fait sa gloire; elle a dans mes douleurs
Le plaisir insultant de jouir de mes pleurs.
Enfin, c'est trop languir dans cette indigne gène :
Je veux voir à quel point on mérite ma haine.
Sohème vient : allez, mon sort va s'éclaircir.