‹ Théâtre completChapitre 692 sur 1720 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

TANCREDE, LORÉDAN, chevaliers.

[Marche guerrière : on porte les armes de Tancrèdc devant

lui.)

LORÉDAX.

Seigneur, voire victoire est illustre et fatale : Vous nous avez privés d'un brave chevalier, Dont le cœur à l'État se livrait tout entier, Et de qui la valeur fut à la vôtre égale; Ne pouvons-nous savoir votre nom, votre sort ?

TANCREDE, dans l'attitude d'un homme pensif et affligé. Orbassan ne l'a su qu'en recevant la mort ; Il emporte au tombeau mon secret et ma haine. De mon sort malheureux ne soyez point en peine; Si je puis vous servir, qu'importe qui je sois?

LOREDAX.

Demeurez ignoré, puisque vous voulez l'être; Mais que votre vertu se fasse ici connaître Par un courage utile et de dignes exploits. Les drapeaux du croissant dans nos champs vont

[paraître :

Défendez avec nous notre culte et nos lois; Voyez dans Solamir un plu^ grand adversaire :

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