SCÈNE IV
CASSANDRE, SOSTÈNE, dans le péristyle.
CASSANDRE
Elle n'y sera pas, cœur barbare et sans foi.
Arrachons-la, Sostène, à ce fatal asile,
A l'espoir insolent de ce coupable habile,
Qui rit de mes remords, insulte à ma douleur,
Et tranquille et serein vient m'arracher le cœur,
SOSTÈNE.
Il séduit Statira, seigneur; il s'autorise
Et des lois qu'il viole, et des dieux qu'il méprise.
Enlevons-la, te dis-je, aux dieux que j'ai servis, Et par qui désormais tous mes soins sont trahis. J'accepterais la mort, je bénirais la foudre; Mais qu'enfin mon épouse ose ici se résoudre A passer en un jour à cet autel fatal De la main de Cassandre à la main d'un rival! Tombe en cendres ce temple avant que je l'endure!