LES PÉLOPIDES, ACTE IV, SCÈNE V
Je ne trahirai point deux frères à Ja fois. Je me donnais aux dieux, c'était mon dernier choix : Ces dieux n'ont point reçu l'offrande partagée D'une âme faible et tendre en ses erreurs plongée. Je n'ai point de refuge, il faut subir mon sort; Je suis entre la honte et le coup de la mort ; Mon cœur est à Thyeste, et cet enfant lui-môme, Cet enfant qui va perdre une mère qui l'aime, Est le fatal lien qui m'unit malgré moi Au criminel amant qui m'a ravi ma foi. Mon destin me poursuit, il me ramène encore Entre deux ennemis dont l'un me déshonore, Dont l'autre est mon tyran, mais un tyran sacré.