PHRYNÉ
il a fait Phryné, deux hoquets terribles ! Et Phryné — cette Phryné d'aujourd'hui — pourrait bien être pour lui le grand hoquet final !
C'est une opérette (toujours !), mais sans couplets et sans musique. Il n'y a point de Lecoq làde-dans, par conséquent c'est au-dessous de Janot, où le coq chantait au moment même du reniement de M. Meilhac, — qui reniait son esprit et son talent dramatique, mais pour ne pas pleurer amèrement après, comme saint Pierre dans la cour de Ponce-Pilate. Il a si peu pleuré, en elle t , qu'après Janot il nous a donné immédiatement Phryné; Phryné après Janot, qui était une farce, mais du moins une farce hardiment osée par des hommes d'esprit qui se permettent une petite débauche, et cuisinée, d'ailleurs, avec tous les condiments de ce genre de ragoûts ; après Janot, Phryné, qui est une farce aussi, mais qui a la prétention d'être une comédie, et une comédie très française malgré son nom grec, et qui, sans couplets et sans musique, a paru aussi nue que Phryné devant l'Aréopage, mais qui n'a pas eu tout à fait le même succès.
C'est sur cette nudité historique de Phryné que M. Meilhac, par ce beau temps pornographique, avait compté pour le succès de sa comédie ; mais la pudeur de M. Busnach l'a pris, à son tour, et il a reculé devant cette nudité promise par le titre menteur et presque mystificateur de sa pièce. Phryné, jouée par Mlle Magnier, dont la tête est charmante pour une grisette française, mais qui, corporellement, n'a rien des beautés de Phryné, n'est, dans la comédie de M. Meilhac, que la grisette de sa figure, sans l'exhibition qu'on attendait du reste, avec une curiosité que le trop de toilette de Mlle Massin dans Nana avait exaspérée. Cette Phryné n'est que la voleuse d'un nom grec. Elle pouvait très bien s'appeler du nom français de la première cocotte venue, et ses amoureux s'appeler comme les premiers gommeux venus et les premiers juges venus, Jocrisses et Brid'oisons de Paris, bien plus que d'Athènes ! Il n'y a là, en effet, qu'un froid carnaval de costumes, qu'une pièce en habit noir sous des dominos grecs ouverts pour qu'on voie l'habit noir, et c'est môme tout le comique de cette pauvreté. Comique facile, grossier, méprisable et vieilli, mais, je le crains bien, immortel comme la bêtise, qui fait rire toujours ! Pour les femmes, les diamants de Mlle Magnier (une vilrine !) seront la seule attirance d'un pareil spectacle, excepté pourtant une peut-être: Mme Adam, l'auteur de Gala-
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thée... Pipée par ce nom de Phryné, Mme Adam a dû se précipiter à la pièce de M. Meilhac ; mais elle en sera sortie furieuse ; car elle adore trop les Grecs pour souffrir patiemment qu'on les mette en masque et qu'on se moque d'eux !
Et c'est ce qu'a fait M. Meilhac. Pour Mme Adam, il est un impie à qui probablement elle ferait boire la ciguë de Socrate, si elle le pouvait ; et c'est même pis : c'est un blagueur parisien ; car il faut appeler les choses et les hommes par leurs noms, qui sont bas et que nous n'avons pas faits. La. Phryné de M. Meilhac est la fille de cette chose si essentiellement parisienne (et c'est ce que j'en peux dire de pis) qu'on appelle la blague, inconnue à nos pères, qui abaisse tout, qui salit tout, et qui doit enterrer tout sous elle. La blague, c'est le rire de l'envie, et on n'entend plus partout que ce vilain rire-là. Il a succédé au rire spirituel de l'ancienne gaîté française, le rire piquant de l'observation, qui piquait si rapidement un ridicule et qui le montrait avec un si joli mouvement, piqué au bout de sa fourchette! Ce rire-là a été tué par la Révolution, dont je ne me
lasserai jamais de compter les massacres, et c'est la blague qui l'a remplacé. La blague, c'est la manière de plaisanter de la démocratie. Daumier, qui fut un démocrate, la popularisa dans ses énormes et grimaçantes caricatures, et la démocratie l'en récompensa en l'appelant « le Michel-Ange du crayon », ce qui était, par parenthèse, une fière insulte à Michel- Ange ! Puis vint après lui Offenbach, qu'on pleure aujourd'hui et qui fut le Daumier de la musique, et qui blagua les dieux comme aujourd'hui M. Meilhac blague les Grecs.
Certes ! dans leur art spécial, ni Daumier, ni Offenbach, n'ont créé la blague. Ils l'ont peut-être nommée; mais avant eux, et ailleurs qu'en France, elle existait. Elle existait déjà en Don Quichotte, — cette inspiration déshonorante, — qui, dans le pays du Cid, osa blaguer la chevalerie! Mais c'est dans la France démocratisée qu'elle devait s'établir et pousser son jet, et ce jet élargi a pris de telles proportions que j'ai connu un homme du plus noble esprit, ancien ambassadeur, mais artiste, chez qui la diplomatie n'avait pas éteint l'enthousiasme, qui s'est, pour n'en pas souffrir, exilé de ce pays livré à la blague et s'est réfugié à Rome, encore le pays du respect, mais qui, dans peu, ne le sera plus !
Et, en effet, on peut tout croire et tout craindre de l'invasion de ces Barbares modernes et bouffons que l'on appelle les blagueurs, qui entraînent dans
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leur ilôt les esprits les plus i'uits pour leur résister. M. Meilhac, si raffiné dans ses premières œuvres, était d'une distinction si grande et si goûtée par moi que je ne l'aurais jamais cru capable d'emboiter le pas derrière ces goujats de la plaisanterie contre ce qui fut grand, poétique et beau. Et d'autant qu'il n'y a dans les blagues qui sont le fond de sa Phryné rien qui nous renouvelle ces vieilles guenilles et nous rafraîchisse la pensée. Nous connaissions et nous savions tout cela. Ce qui n'est pas spirituel dans M. Meilhac paraît si incompréhensible que, pour se l'expliquer, on lui suppose, comme je l'ai fait quand j'ai parlé de son opérette de Janot, une exploitation de l'art dans une vue et un but de fortune, et si c'est là ce qui pousse cet esprit élevé et vibrant aux œuvres basses de la littérature dramatique, c'est encore plus triste que l'épuisement des facultés et la mort naturelle du talent ; car j'aime mieux, en littérature, une tête vidée qu'un sac plein.
Ce qui donne la vie à cette comédie, qui est née morte, c'est uniquement Saint-Germain. Il joue
divinement le vieux juge amoureux de Phryné, qu'elle a ruiné, moqué, conspué, rebuté, chassé, et qui lui fait gagner son procès. Je ne sais rien de plus exquis de nuances et de plus varié que le jeu de ce vieux roquentin amoureux, dont l'amour a l'opiniâtreté de son dernier vice. Ses yeux fins, d'une paillardise qui se glisse, sa vieille tête penchée, les attendrissements de son sourire, sa papelardise friande, et les mouvements de son corps, sous sa robe et son manteau grecs, exprimant de si drôles de désirs en regardant Phryné comme un vieux chat qui guette un pot de crème, font de lui un type incomparable. Son jeu est si vif et si expressif, même quand il se tait, que si l'on ne voit pas Phryné nue sur le théâtre, comme le voulait la tradition, on la voit ainsi dans les incroyables yeux de Saint-Germain et Mlle Magnier peut garder sa robe : on a vu Phryné!
28 Février 1881.
Ce sont les premières vespres de la fête d'aujourd'hui en l'honneur de Victor Hugo, qu'ils ont chantées hier soir, à la Gaîté. Ils y ont joué pompeusement sa Lucrèce, — trop pompeusement même ; car de ma vie je n'ai vu ni entendu pareilles emphases à celles des acteurs qui ont vomi celte terrible pièce ! Était-ce hasard ou connivence qui la faisait représenter précisément ce jour-là?... Elle était, je le sais, annoncée depuis longtemps ; mais, en fait de connivence, on peut tout croire des travailleurs dans la gloire d'Hugo. Eh bien, si c'est hasard, il a été malheureux, et si c'est connivence, elle a été maladroite ! Ce n'a pas été fêle pour fête! Aujourd'hui, nous allons donner à Victor Hugo une fête de rue. 11 ne nous a pas donné hier soir une fête de théâtre. Il nous doit du retour !
Tout a été Lriite, en effet, hier soir, dans cetle Gaîté qui porte si mal son nom ! La pièce, les acteurs, les entr'actes, le public, l'enthousiasme, l'esprit pesant qui passait sur cette salle, assez laide en femmes, et où des loges vides faisaient comme des trous sombres ! Qui eût dit cela avant d'entrer? Les choses s'annonçaient si bien !... Qui eût dit cela à la bousculade de la porte ; car on s'y est bousculé républicainement ! Promesse vaine d'une représentation éclatante ! Je m'attendais presque à des prélibations de la fête du lendemain : prœlibationes matrimonii. Je m'attendais à des lauriers, à des statues, à une exhibition de la statue de Victor Hugo pour faire pendant à l'exhibition de la statue de Voltaire sur le théâtre, lors de son triomphe. Et rien de tout cela ! Pas le moindre petit buste! Je m'attendais à des frénésies d'applaudissements. Et rien! rien! D'applaudissements, il n'en est tombé que quelques uns du cintre sur la lête du citoyen Piochefort, assis à la première galerie, et qui s'est courbé là-dessous avec un embarras qui lui fait honneur ; mais de ces applaudissements, Victor Hugo n'en a pas ramassé un seul.
On les lui a gardés pour sa fête d'aujourd'hui !
Quant à la pièce en elle-même, rejouée après un si long temps, elle m'a paru d'une affreuse vieillesse. Elle semblait sortir des Catacombes. C'était une morte qui se mettait debout, — ou plutôt que l'on mettait debout, — mais c'était une morte ! Rien ne vivait plus dans ce drame, où la vie avait été toujours faussée, tendue à outrance, impossible, mais d'où la passion finissait quelquefois par sortir, tirée et traînée par les cheveux, dans un effort déclamatoire. Ce n'est pas dix ans, ce n'est pas vingt ans, c'est cent ans qui ont passé sur cette œuvre, laquelle a eu son jour de succès, mais dont l'accent ne nous trouble plus et nous paraît presque ridicule aujourd'hui ! Certainement, si l'accent avait été plus vrai, la pièce eût été moins mortelle ; car pour de telles œuvres, il faut renoncer à l'espoir de l'immortalité ! Racine, dont le Romantisme a eu l'impertinence de tant se moquer, vit toujours, malgré les grandes perruques et les talons rouges de ses Achilles et de ses Agamemnons ; il vit, malgré l'Histoire qu'il fausse ou qu'il ne sait pas dans ses mœurs et dans ses costumes ; il vit parce qu'il a
l'accent humain, la justesse dans le sentiment et la passion éternelle.
Si Lucrèce Borgia — cet impudent mensonge d'un laquais voleur et congédié mis en drame — avait eu ce qu'avaient les pièces de Racine, elle serait encore ce qu'elle fut pour une génération trop jeune pour sentir juste et pour voir clair. Elle aurait résisté au temps. Mais ce n'est pas seulement l'Histoire qui est violée dans ce drame ; ce n'est pas même ce drame qui, dans son organisme, est mal conformé ; mais ce sont les sentiments de la nature humaine qui y sont abominablement contrefaits, ainsi que le langage qui les exprime. Henri Heine, ce génie bien fait et charmant, appelait, si on se le rappelle, Victor Hugo un grand bossu. Eh bien, sa Lucrèce Borgia chasse de race 1 Elle est moralement difforme. C'est une bossue de maternité... Hier soir, elle n'a touché personne. Et cependant, je l'ai dit souvent, mais cette observation s'impose à chaque instant et on est bien obligé de la répéter : nous vivons dans le siècle le plus maternel qui fut jamais, maternel jusqu'à l'hypocrisie! Le sentiment que Victor Hugo a donné à Lucrèce Borgia pour son fils Gennaro avait donc, pour être compris et pour toucher, non pas les mères vraies de la salle, mais celles-là aussi qui veulent le paraître, et l'amour désespéré de Lucrèce et sa fureur maternelle — monstrueuse hyperbole dramatique en style
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hyperbolique et antithétique ! — a pu produire de l'étonnement, mais n'a produit aucune émotion.
Et encore, l'hyperbole antithétique du style a tué l'hyperbole dramatique de la pièce. La Lucrèce de Victor Hugo parle plus qu'elle n'agit, et elle semble même n'agir que pour parler... Elle n'abrège jamais ses phrases par son action, mais au contraire elle l'allonge toujours de ses phrases, défaut capital de Victor Hugo, qui est son défaut ordinaire. Il l'a partout... Dans ses pièces en vers, comme Hernani et Paiy Bios, la chose paraît et choque moins. La poésie du vers, la puissance mystérieuse et inexplicable du vers, qui agit jusque sur les âmes les plus basses, sauve ce que la prose de Hugo ne peut pas sauver, et il est victime de cette prose sans naturel, qui est la sienne. Lucrèce, excepté quand elle crie, parle trop d'abord, et parle toujours cette langue contournée, savante, travaillée, de Victor Hugo ; elle la parle quand elle ne devrait plus la parler, mais agir ; elle la parle à tous les moments du péril que court son fils : elle la parle quand il a le poison et la mort dans le ventre, elle la parle quand elle lui a donné du contre-poison et qu'elle ne devrait que le faire s'enfuir, par une de ces portes qui s'ouvrent toujours à temps dans les drames de Victor Hugo, et qu'elle le rappelle pour lui demander de la lui parler à son tour. Elle a besoin de l'entendre encore, quand elle devrait le pousser dehors de ses mains mater-
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nelles épouvantées! Et c'est cette rhétorique du Romantisme, aussi vieille que l'autre rhétorique que Victor Hugo a tant sifflée, c'est elle, bien plus que la scélératesse de Lucrèce, qui empêche tous les cœurs de mères de s'intéresser à son amour.
Ainsi, pas de vérité humaine, pas de vrai sang dans cette pièce hydropique de déclamation et d'enflure ! Pas de vérité historique non plus dans ce drame de mensonge, tiré d'un pamphlet, pas de vérité historique, qu'il n'est pas permis au génie lui-même de travestir pour l'amusement des générations qui aiment l'histrionisme et qui haïssent la papauté ! Mais (ce qui est moins grave, il est vrai), pas même de vérité légendaire ! car, s'il y a une légende, c'est celle du poison des Borgia. Et ce poison des Borgia, d'autant plus effrayant que le secret en est perdu, Victor Hugo, cet homme d'effet dramatique à tout prix, nous en fait douter ; il l'a compromis! Dans le récit des trembleurs,ce poison, qui est le fond de la pharmacopée dramatique de l'auteur de Lucrèce, était de la foudre en flacon, pour la rapidité de son action dévorante. Or, ici, on
se porte très bien quand on l'a ingurgité. On est sa bouteille. Gennaro est empoisonné par Alphonse d'Esté, qui le prend pour l'amant de sa femme, et on croit que le poison qu'il a avalé va le dissoudre sur place, et il ne se dissout pas, et il n'éprouve aucun symptôme de dissolution pendant la très longue scène où il ne veut pas boire le contre- poison offert par sa mère. On se dit avec une fiévreuse activité : « Mais la colique ne vient donc pas? Mais que fait-elle donc, cette colique?... » Les autres vérités violées dans la pièce impliquent l'infériorité morale et intellectuelle de l'auteur. Elles ne sont que lamentables, mais celle-ci est pire : elle est comique 1 Elle introduit le comique dans une pièce qui veut être tragique, et ce comique est d'autant plus grand et plus ridicule qu'il est déplacé.
Sérieusement, peut-on dire que cette pièce de Lucrèce Borgia ait été jouée, hier soir, à la Gaîté? Je l'ai appelée: « les premières vespres du lendemain », et c'est exact ; elle a été moins jouée que chantée, — et chantée dans cet ennuyeux et exécrable ton, qui est la mélopée traditionnelle du mélodrame. Depuis qu'il est, en effet, des mélodrames dans le monde, on piaule comme cela, au lieu de parler, et c'est une raison ajoutée aux autres pour faire paraître plus vieille cette vieille pièce. Elle a rappelé et ressuscité tous les petits hurleurs entendus au théâtre de drame.
Mlle Favart, que j'ai vue admirable et presque adorable dans Dalila, est devenue à la Gaîté une femme de l'endroit et elle y a perdu sa diction pure, nette et simple. Sa voix s'embarrassait, hier soir, dans les longues phrases gongoriques de son rôle, comme ses pieds dans la queue de ses robes... Ah ! si elle avait vu le magnifique coup de pied, le coup de pied royal que Mlle Mars, cette reine de la grâce, envoyait, pour les écarter, aux flots de velours et de soie qu'elle traînait après elle, Mlle Favart se serait trouvée, ce soir-là, bien peu duchesse de Ferrare, comme sous ses cheveux noirs elle est aussi très peu Lucrèce Borgia, qui était blonde, et dont une tresse, une seule tresse, a rendu amoureux Lord Byron !
A cela près de quelques beaux gestes, sur lesquels le mélodrame et la Gaîté n'ont pas eu d'influence encore et qui lui sont restés, elle n'a pas réalisé l'idéal que j'attendais d'elle. Le jeune Volny, du Théâtre-Français, faisait Gennaro, et il a montré du feu deux ou trois fois ; mais qu'il prenne garde aux mauvaises habitudes du mélodrame ! Elles ont fini par atteindre un homme de génie dans son art, Frederick Lemaître, qui n'avait pas le génie simplificateur de Talma, lequel serrait son rôle autour de lui et jouait les coudes au corps, avec des gestes rares, mais qui, comme le tonnerre sort de la nue, sortaient tout à coup de sa toute puissante simplicité.
Pour ce qui est des autres acteurs de Lucrèce Borgia, je crois qu'ils peuvent demeurer, sans grand dommage pour leur talent , dans cette tour de la peste de la déclamation que l'on appelle le mélodrame. Ils brillent moins par le talent que par le costume. Seulement, pourquoi n'en ont-ils qu'un pendant toute la pièce? Pourquoi n'en changent-ils pas?... Des seigneurs de cette élégance, de ce luxe, de cette somptuosité italienne, doivent avoir plus d'un habit et ne peuvent pas être cousus à perpétuité dans un seul.
Et cela méritait d'autant plus d'être dit, qu'à mesure que le drame diminue d'âme et de talent le costume augmente d'importance, et que les meilleurs auteurs dramatiques seront prochainement... les costumiers !