‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 134 sur 192 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DON FERNANDO, enchaîné et les mains prises dans des menottes, GHIGHON, GARGERAN, DON JUAN, parlant bas et sans Toirlei nouveaux venus.

DOn FERNANDO, & Ghichon. Teodora a-t-ellc été trèfl-chi* grinée?

GHiGHON. Tellement que si ses larmes eussent été du vit il y en aurait eu copieusement pour toute l'assistance.

DON FERNANDO. Maudîte soit sa manie de solliciter, mauditi soient les services de son père qui l'incitèrent, pour mot malheur, à aller parler au marquis ! c'est là que prit naissaDce l'amour du comte.

GHiGHON. Elle donne à entendre qu'elle veut parler an comte en votre faveur.

DON FERNANDO. Elle S dit UDO tcUo choso? Elle préteoi payer de mon offense la grâce de mon ennemi ? Je lui donnerai mille coups de poignard, par le ciel! si j'apprends qu'une seconde fois elle a prononcé son nom.

GHIGHON. Êtes- vous dans votre bon sens? quand vous voyez vos mains attachées et vos pieds dans des fers, vous menacez encore?

DON FERNANDO. Peuscs-tu par hasard que l'on m'exécutera demain?

GHIGHON. J'imagine, seigneur^ qu'auparavant vous sortirez d'ici et que vous ferez la figue à tous vos ennemis, mais ce sera avec la langue et suspendu en l'air.

DON FERNANDO. Tals-toi, uiais. Apporte-moi dejix cordes

l un marteau et je ine réveillerai demain, avec toi, dans la laison de Tambassadeiir.

CHiCHON. Comment?

DON FERNANDO. Ne demande pas comment, apporte vite ce De je te dis, Gtiichon, et ne réplique pas.

CHicnoN. Je cours et ne réplique point

n sort.

GÀRCERAN, à don Juan. Cela m'importe.

DON JUAN. Je risquerai la vie pour vous servir, puisqu'on lit que ta prison est la pierre de touche de Tamilié.

n son.

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