‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 156 sur 192 · SCÈNE XIII DON FERNANDO, TEODORA, vêtue en homme, LES MÊMES · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII DON FERNANDO, TEODORA, vêtue en homme, LES MÊMES

GORNEJO. Nous avons, capitaine, trois soldats de plus.

DON FERNANDO. Ghichou I te voilà tombé dans mes maias !

GHiGQON. Oui, mais c'est parce que j'ai voulu me faire de vos mains un bouclier contre la persécution qui menace ma tête à cause de la fidélité que je vous garde. Recevez aussi en votre amitié ces deux hommes ; je vous ferai tout à Tlieure un ample récilde nos aventures.

PREMIER HOMME. Fuyaut dcvaut le sort, je viens vous demander secours pour faire trembler Penfer lui-même sous un tel capitaine.

GHIGHON. Cet ami a plus de six meurtres sur la conscience.

FERNANDO. Six I

GHIGHON. Deux en duel, corps-à-corps> et les quatre autres à rimproviste.

DEUXIÈME HOMME. Le rcssentimeut d'un homme puissant

Kt. non sa valeur, m'oblige à chercher un refuge dans votre t^r-ave compagnie.

GHiCHQN. Cet autre que vous voyez, abandonne un majorât k cause d'un soufQet qui lui a dépeuplé toute la bouche, ce i^xii le fait sentir mauvais.

DON FERNANDO. Âvcc d'aussi vaillaots soldats je me vois dl^jA conquérant d'autant de royaumes qu'en visite la belle lumière du soleil.

CHiGHON. Pour mon bonheur n*e$t-ce pas ma patronne que J'aperçois?

TEODORA. Oui, Ghichon.

CHiCHON. Qui pourra se défendre contre un si joli brigand?

Page 1