‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 177 sur 192 · L'INDUSTRIE ET LE SORT · texte numérisé non relu

L'INDUSTRIE ET LE SORT

LA INDUSTRIA Y LA SUERTS i

LMDdustrie dont II s'agit Ici est la rose ou rhabileté emn ployée à mal faire. Le sort joue le beau rôle» puisqu'il mÊ les projets du personnage antipathique. G*est la contrs-parti des Faveurs du monde. Cette pièce fut représentée vers ïm née 1600. Deux jeunes gens se promènent sur une place Ai Séville ; chacun est accompagné de son laquais« Us ne se pfl^ lent pas et semblent se tenir à distance et s'observer. Ton doux attendent que Blanca, fille de don Beltran, sorte de Téglise. L'un est un riche marchand qui se nomme Araesto» l'autre a nom don Juan de Luna, pauvre gentilhomme il bonne tournure et de bonne humeur.

Blanca sort enfin de l'église, enveloppée et la figure I demi voilée de son rebozo. Chacun des deux jeunes gea s'approche pour lui parler, et pendant que don JBeltm congédie le marchand Arnesto, Juan trouve moyen de gllsier dans l'oreille de la jeune fille qu'il l'aime ardemment depiÉ deux années. Quand Beltran et sa fille ont disparu» Arneslo s'approche de Juan et lui dit :

- Parâonnez-moi, monsieur, j*aiirai8 certaine affaire à ter seul à seul avec vous.

- Vous m^avez trouvé, répond le jeune gentilhomme.

- Veuillez donc me suivre.

- Us vont se battre, grommelé Sancho, le valet du marnd. Je vais aller prévenir don Beltran.

\e son côté Jiméno, le laquais de Juan, court chez doila t cousine de son maître, et lui conte la rixe et le reodez- 18 pris. Sol qui aime son cousin, sachant qu'il va se battre ir Blanca, a formé le dessein de se rendre de son côté sur ieu du combat, liependaut les deux adversaires arrivent dans lacampagne.

- Vous avez tort, dit don Juan à Amesto, puisque j'étais premier en date.

- L'amour ne raisonne pas, seigneur don Juan, et je d pas aussi tort que vous croyez. Si vous êtes le premier amour, je suis le premier en faveur.

- Conlentez-vous donc de ce privilège, repart dou Juan, )i qui aimai le premier Blanca, je ne vous ai pas empêché ' lui offrir vos hommages; ne m'empècbez donc pas de l'ai- (r si vous croyez être plus favorisé que moL

^ Je suis aimé d'elle, don Juan, ce qui me constitue un droit — Si vous dites vrai , pourquoi seriez-vous jaloux de moi? Grailez-vous de vous voir supplanter? Je suivrai ma prétention. ^ Prenez garde, je vous tuerai.

- Bah ! vous n'en ferez rien, Arnesto, croyez-vous qu^on . ^ si facilement un homme comme moi?

*- Plut au ciel que je n'eusse rien à perdre ! interrompt » marchand. Si j'étais pauvre, cette épée vrus ferait en- )Qdre raison. Non, don Juan, je ne crains pas votre bravoure. &'avez*vou8 à perdre, vous qui ne possédez que votre man- 5*uîc est pourquoi il ne me convient pas de vous tuer moi-

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même ; je saarai troorer quelqu'un qui enchainera votre langue ; tel est le privilège que donne TargenU

— Ne parlez pas ainsi, reprend don Juan, en arrélanlArneslo qui tournait déjà les talons. Sachez que c*est moi-Otème qui ai Fintention de vous tuer, car je n'ai pas d'argeol à donner pour qu'un autre s'en charge.

Don Juan, pour appuyer ses paroles, met la main sur son épée. Amesto décline rengagement.

— Pourquoi donc alors, reprend Juan, m'avez-vous amené hors de la ville?

-^ Pour V0U3 dire ce que je vous ai dit

— Si vous étiez gentilhomme, Arnesto, vous connaîtriez mieux les lois du duel; moi qui le suis, je dois remplir mon devofa*.

Don Juan tire son épée. Arnesto est sur le point de s'enfdr lorsqu'il voit accourir don Beltran, le père de Blanca. Alors, sûr d'être protégé, il se hâle de mettre l'épée à la main. Sans la présence de Beltran il s'empresserait, assure-t-il, dediÂtierl'arrogance de son rival.

Beltran veut les réconcilier. Arnesto dit qu'il y consent, à condition que don Juan promettra de faire ce qu'il lui demande. Don Juan refuse, puisqu'il s'agit de renoncer à Blana Arnesto s'excuse alors auprès de Beltran et il s'éloigne.

— Savez-vous, don Juan, dit don Beltran, que vous vous êtes fait là une mauvaise' affaire ?

— Je sais, seigneur, que je suis gentilhomme et que lui n'est qu'un homme, et même un homme fabriqué d'argent. Que dois-je savoir de plus ?

*- Je vous cerlifle pourtant que la noblesse de rhomme riche passe avant toutes les autres. Ke vous fiez pas trop à votre sang noble ; si vous luttez ensemble, il aura plus d'amis que vous n'avez de gouttes de sang dans les veines. Tant que

VOUS serez pauvre, comprimez col orgueil. Pardonnez moi de vous donner ce conseil que vous ne me demandiez pas ; vous savez que c'est le privilège des vieillards.

Bientôt arrivent dona Sol et Gélia, voilées^ qui sont ravies de voir don Juau encore vivant. Gélia propose à sa mal tresse de se retirer sans parler au jeune homme, puisqu'on est assuré de son salut. Elles veulent fuir, mais don Juan les arrête sans les reconnaître encore. ^

— Pourquoi fuyez-vous, et pourquoi ne répondez-vous pas? Craignez-vous que je ne vous reconnaisse à la voix? Mon désir de vous voir n'en est que plus vif; le mur qui vous sépare de moi est un voile bien léger. Allons, vous n'avez pas besoin de Técarler, ajoute-t-il en souriant, sa transparence m'a montré vos traits. Vous êtes ma cousine doîia Sol Qu'est-ce que cela veut dire ? Sol l qui vous amène ici?

— Don Juan, répond Sol en se découvrant, j'avais besoin de savoir si vous étiez mort ou vivant. Vous avez eu une querelle avec Arnesto. Ingrat, vous vous battiez pour dona Blanca, mais Tambur vous punitde votre trahison. Sa beauté ne peut lutter avec ma constance, et elle ne sera pas plus belle parce que je suis moins heureuse. Va, je t'aime plus que tu n'aimes Blanca I Tu fuis celle qui te suit et tu vois fuir celle après qui tu cours.

— Gontehez-vous Sol, revenez à vous I Pourquoi quitter ainsi votre maison ? Pourquoi vous humilier de cette sorte devant tin homme?

— Notre mariage n'était-il pas arrêté, don Juan ? Je vous avais donné toute mon àme et vous me cherchez des torts pour dissimuler les vôtres.

— Vous dites vrai. Sol, il fut question de notre mariage, mais notre pauvreté à tous deux égalait notre noblesse.

— Gomment vous en êles-vous aperçu si tard ?

— Vous n*ignorez pas que toute mon espérance était basée sur un héritage qui m'arrivait par les galions des iades. Une temt)ète le dispersa dans les flots ; force me fut alors de changer dMntention sinon d*amouf. Agissez donc comme je Tai faîiy si vous le voulez bien ; vous êtes femme et cela vous sen facile.

Nous passons de la campagne au logis de don Beltru. filanca a deviné que son écuyer Aguero a quelque message i lui remettre.

—Aguero, lui dit-elle^ va dans ma chambre et apporte-moi un livre.

— Quel livre désire Votre Grâce ?

^ Fray Luis de Grenade. *

L^écuyer entre dans la chambre de Blanca et glisse une lettre dans le volume.

— Voici, sefiora, dit-il, en lui remettant le livre et le billel Puis il salue et se retire.

^ Il s'en va sans oser me parler, dit Blanca. Il aura craint de me déplaire. Une pensée de curiosité agite mon âme. Sont-œ les étincelles de l'amour? Qu'est cela? s*écrie-l-elle après avoir feuilleté le volume dont elle retire le billet qu^y a glissé Aguero. Une lettre fermée 7 C'est Aguero qui Ty a déposée et il s'est retiré pour me la laisser lire. Gomme un chasseur habile il a tendu le fillet et il s'est caché. Ce billet serait-il de doo Juan? J'ai hâte de le vérifier. La lettre est fermée. Que feraije? Puisque je suis seule j'y substituerai un antre papier car celui-ci ne porte pas d'adresse.

Elle décacheté le billet qui est signé don Juan de Luna et qui contient ces mots :

« Dès que }e vous vis, Blanca, je vous aimai, et je ne puis vous oublier quoique je sois indigne de vous : pourtant le. découragement n'a rien changé à mon amour. Quoique je vl?e

m mourant, je ne tous demanderai pat lavie^ maiaeeuiement à permission de tous aimer pniaqqe vous m'y avez conlndDt »

— Qu*ai-je Iti ? Je dois répondre, mais je ne puis fier à Àguero les secrets de mon honneur. Je ferai en sorte que sans se douter de rien il porte ma réponse»

Bianca s^assied devant une table et écrit œqui suit : « J^apprécie votre constance. Je vous attends àminuit à mon balcon, où je vous parierai secrètement Dans les choses qui intéressent la réputation, une lettre et un écuyer sont deui témoins dangereux. •

Elle plie sa lettre dans la même forme que le meisage de don Juan et elle la glisse à son tour dans le livre pour rem* placer celle qu'elle en à tirée. Puis elie appelle Aguero.

— Est-ce vous, Aguero, qui avez placé là ce billet 1 Dites la vérité!

— G^est moi, madame.

— Quelle a été votre intention? Parlez sans hésiter.

•— Que vous le lisiez. C'est don Juan de Luna qui ma prié d'agir ainsL

— Voua avez commis une faute, Aguero, puisque vous aves risqué de me compromettre. Si je ne craignais d'ébruiter cette aventure je vous ferais bétonner ; malheureux. Je vous passe oette faute pour la première fois, mais afin que vous ne conceviez aucune mauvaise pensée sur mon honneur, vous ailes reporter à don Juan son billet. Prenez garde, je saurai si votts le lui avez rendu.

^ Donnez, madame, je le lui rendrai en mains propres.

L'écuyer part, sans se douter qu'il porte la réponse de la jeune fille, ^u&o, frère de dofîa Blaoca, vient la supplier de parler pour lui à son amie doua Sol dont il est amoureux. Rlle le lui promet. Puis Nufto lui confie qu'il craint fort que doAa Ssl ne soit en intrigue avec don Juan.

AOO ANALYSES

— Ne sont-ils pas parents? demande Blanca toute émoe.

— Sans doute, mais non pas si proches <iu*ils ne puissent se marier. Je t'avertis de cela, sœur, afin que tu la détournes de Técouter.

A peine resiée seule, Blanca s'empresse de rappeler Aguero. Mais il est parti et le billet est sans doute déjà rendu dans les mains de Tinfidèle don Juan. Qui aurait cru que le repentir viendrait si tôt! Que faire? mourir ou vaincre puisqu'elle est jalouse et qu'elle aime.

A minuit Blanca vient à son balcon comme elle l'a promiSi Un homme se promène sous sa fenêtre, elle ne doute pas que ce ne soit don Juan de Luna.

— Je vous ai répondu ce matin, lui dit-elle en baissant la voix, mais je m'en repens car j'ai su depuis que vous aimiez votre cousine et que vous étiez aimé d'elle. Si par hasard, œ que je ne veux pas croire, le désir de faire un riche mariage vous avait poussé à feindre un amour que vous ne ressentez pas pour moi, vous avez eu tort.

Pendant cette remontrance qui se trompe d'adresse, sur^ vient don Juan lui-même qui se croit trahi dès qu'il a reconnu Arnesto, de son côté Arnesto tremble en se voyant livré à la colère de don Juan. Celui-ci, en effet, fond sur lui l'épée à la main, et le contraint de fuir avec son valet Blanca croyant que c*e8t don Juan qui fuit ainsi devant un homme gémit de sa lâcheté.

— Hélas l dit-elle, j'aurais mieux aimé le voir mort que poltron.

Arnesto s'empresse d'exploiter la crédulité de Blanca et dans une visite qu'il lui fait il se vante hautement auprès d'elle d'avoir fait jouer à don Juan le rôle de fuyard qu'il a joué lui-même. Quand l'infortuné don Juan vient pour loi faire sa cour elle le quitte en lui disant : — Seigneur don

ANALYSES AOi

Juan, personne n*atteignU jamais l'objet de son amour en fuyant

Le maître et le valet ne peuvent percer le mystère de ces paroles. Jimeno pense qu'il doit y avoir sous jeu quelque intrigue du marchand.

Blanca va rendre visite à dofia Sol, et elle rencontre chez elle son frère NuAo venu avec don Juan. Pendant que NuAo parle à dofia Sol de son amour, don Juan reproche tout bas à Blanca de lui avoir renvoyé son billet sans le lire. L'étonnement de Blanca est bien plus grand encore quand elle apprend que c'est à Arnesto qu'elle a parlé au balcon et que c'est Arnesto qui a pris si lestement la fuite devant l'attaque de don Juan. Don Juan n'a donc pas lu la réponse. -Il la porte snr lui croyant toujours que c'est sa lettre renvoyée par Blanca. La jeune fille est heureuse de cette découverte ; elle reproche pourtant à son amant de poursuivre une si petite étoile quand on le dit amoureux d'un soleil.

— Moi, amoureux de dofta Sol 7

Et il s^empresse de se disculper de ce soupçon. Ses excuses sont acceptées, sa justification est complète.

— Voici deux ans que je vous fais la cour, belle Blanca.

— Jacob, lui répond-elle, resta sept ans pasteur.

— Ce serait peu pour moi, si j'avais l'assurance de vous obtenir.

— Jacob 'arriva enfin à mériter la faveur qu'il briguait

Le bruit d'une cavalcade se fait entendre dans la rue. Les dames sortent pour l'aller voir passer. On crie au secours, la foule se précipite, un cavalier vient de tomber sur le pavé et de se blesser grièvement: dit-on. C'est Arnesto que l'on ap* porte blessé. Don Juan s'empresse et bande sa plaie avec son mouchoir. Ce mouvement fait tomber de sa poche le billet de

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BlanMt «t aancho, le ^9Ati d'ArDesto* le ramaiie pensant (ju'a peut servir à quelque chose. Jimeno reproche à son raaUre d'avoir seeouru son malé

^ Si c'était vous, il vous aurait bien laissé par terre* Il est vrai que cela ne vous serait pas arrivé puisque voos n'avez pas de chevaux.

•^ Je n'envie rien à Arnesto, répond don Juan, la fortaot est sujette à changer.

. — N'importe, monsieur, que ses faveurs soient longues on courtes, il est bien doux de les posséder. Quoi de plus agréable qu'un coche qui roule le soir sur l'Alaméda et lanuit sur lebord de la rivière, qui vous oaëneà la comédie, à \tocha, au Prado en la compagnie d'un ami de bon goût, s'ilyen a. «Allez donc! gare 1 tourne ! attends 1 n'accrochez pas I prenez du champl» On rencontre une femme voilée. « Voulez^vous monter daoB mon coche^ vous y mangerez des bonbons, mon bel ange? — Qu'en dites-vous ma tante ? — Ce monsieur me parait un gentilhomme. Monte donc. ~« Cocher, allez trôs-doucement. - Fermez ce rideau. — Montrez votre visage. — Seigneur. » Je laisse à deviner le reste. Ce n'est pas vivre que vivre sans voiture, et si je n'en dois jamais avoir, autant mourir tout de suite l

La contusion d'Arnesto est guérie. Sancho lui remet la lettre tombée de la poche de don Juan. Il la lit et entre dans une grande fureur en voyant que son rival lui est préféré. H demandequand viendra i'estafieri le i;aJ$enee qui s'est chargé de le débarrasser de ce don Juan, moyennant un prix raisonnable.

— Demain « répond Sancho. Mais allez cette nuit à ce rendez^vous que doiia Blanca donne k votre rival et qu'il ne connaît pas» puisque le cachet de la lettre n'a pas été rompu*

Pendant ce temps don Juan reçoit un autre billet indiquant un autre rendez-vous au balcon de doua Blanca pour la même nuit. Ce billet a bien été écrit par Blanca, mais c'est pour do&a

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ol qui a feint de vouloir parler à up jeune homme qui la de* lande en mariage, et pour qu'il ne reste pas trace de son im« irudence elle a emprunté pour écrire sa lettre la main amie de Manoa. Mais c'est à don Juan lui-même, c'est à Tamant de Uanca que dofta Sol fait remettre le billet et elle ne doute pas [U^il ne vienne au rendez-vous quand il aura reconnu Técri* ure de celle qu'il aime<

Sol se trouve à l'heure dite au balcon de Blanca, car en ^absence de son père elle est venue demander l'hospitalité à son amie. Don Juan est exact sur la place quand les serenos crient l'heure de minuit ; mais Arneslo s'y trouve aussi. Il écarte d'abord don Juan en le faisant aborder par un homme à lui qui se donne poup algnazil et id prie de ta part du seigneur assistant de ne pas compromettre une jeune fille en se promenant ainsi sous sa fenêtre. Dès que la place est libre il s'introduit dans la demeure de don Beltran au moyen d'une échelle de corde, et, parvenu dans une chambre à coucher, il saisit dofia Sol qu'il prend pour Blanca. Aux cris de la jeune fille tout le monde s'éveille dans la maison où don Juan luimême pénètre par l'échelle de corde qui pendait au balcon. Arnesto se déb^t contre les valets de Beltran, qui le menacent de le percer de leurs épées.

— Seigneur don Beltran, s'écrie-t-il, laissez-moi la vie, j'épouse Blanca^ il n'y a point d'outrage !

Mais Blanca survient bientôt, calme et impassible.

— Je suis innocente de tout ce qui arrive, dit-elle, c'est sans doute pour vaincre mes dédains que cet homme a imaginé cette histoire. Je le hais, je ne l'épouserai pas^ quand il irait de mon honneur ou de ma vie.

Confus de ces outrages, Arnesto relève la tête et dit:

— Voilà le billet que vous avez écrit, il est vrai qu'il était à l'adresse de don Juan, mais c'est moi qui en ai profité.

Blanca reconnaît en effet son écriture ; son père et son frère l'accablent de reproches. Don Juan lai-môme se désole lorsque dofla Sol, cause de toute l'algarade, sauve son amie en avouant qu'elle a été victime d'Arnesto, quand elle croyait parler à don Juan. Ainsi tous deux ont été trompés en croyant tromper les autres. Amesto se résigne sous une triple menace à épouser la belle Sol ; don Juan obtient la main de nianca et l'un des acteurs pour finir, salue le public de ce compliment « L'industrie a fait le poète, le sort est dans vos mains. »

La industria ha puesto elpoeta; La sueiie esta en vuestras manos.

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