LA FEINTE MALHEUREUSE
EL DESDIGHADO EN FINGIR
Cette pièce est Tune des premières qu*ait composées Alarcon. DoD Juan Eugenio Hartzenbusch la fait remonter à Tannée 1599. Le critique espagnol me paraît accorder un trop ' facile éloge à la fabulation de cette comédie qui est vulgaire i et embrouillée ainsi que le démontreront les quelques mots d'analyse qui vont suivre. L'ouvrage contient néanmoins de f jolis verset le style en est généralement bon.
Cette feinte malheureuse, souvent mise en œuvre par les dramaturges qui ont précédé notre auteur, consiste pour Arseno soupirant de la belle Ardénia, à se donner, d*après le conseil de sa maltresse, comme le frère de celle-ci, Arnesto , établi à Rome et que sa famille n'a pas vu depuis longtemps.
Un autre amoureux, Persio, qui a surpris le secret, a prévenu Arseno et s'est installé dans la maison du vieux Justine en employant la ruse avant lui.
Avec l'aide d'Ardénia, Persio est évincé; mais le prince de Bohème troisième soupirant de la belle, jure de se débarrasser de ce nouveau rival. Il le fait d'abord enfermer dans une
maison de fous/puis allaquer la nuit au coin d'une rue par ses estafiers. Voilà ce que rapporte au trop naïf Arsenosa feinte malheureuse. Ce n'est pas tout encore. Pour Tachever^ il est accusé d'une séduction et d'un meurtre. On vient l'ar- . rèter pour avoir tué à Rome le cousin du cardinal Colonna. Enfin le véritable Arnesto arrive de la ville étemelle et en se aisant reconnaître il le délivre de toutes ses tribulations qui se terminent par son mariage avec Ardénia.