‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 182 sur 192 · BL DUBNO DE LAS ESTRELLAS · texte numérisé non relu

BL DUBNO DE LAS ESTRELLAS

De graves critiques, qui n'ont pas eu le temps de lire la pièce, ODt écrit que c'était une féerie. Le titre semblait en effet Findiquer. Ce n'en est pas une. Voici le sujet.

Lycurgue fugitif de Sparte s'est caché dans un village de la Crète sous les habits d'un paysan. Le ix)i de Crète a consulté Foracle qui lui a ordonné de chercher et de trouver Lycurgue. Le roi envoie son ministre Sévère à la recherche du législateur lacédémonien. Sévère s'babille en marchand, parcourt les campagnes et observe.

Cependant Lycurgue sous le travestissement du paysan Lacon reçoit, dans une rixe, un soufflet d'un jeune Cretois nommé Téon. Il jure de se venger et vient à la boutique du faux marchand Sévère pour acheter une épée. Sévère lui montre des livres et lui vante les lois de Solon comme supérieures à celles de Lycurgue. « Lycurgue est une étoile comparée au clair soleil de Solon. »

-- Bonhomme, répond le sage indigné , vous connaissez

mieux le commerce que les lois.

/i3A ANALYSES

— Ce que j'avance , seigneur , je l'ai entendu dire à des gavants. Ils ajoutaient même que Lycurgue fut le tyran de sa patrie en lui donnant ses lois. La preuve c'est qu'il fut contraint de prendre la fuite. Il est clair qu'il n'en eût pas été réduit là si ses lois eussent été justes.

L'auteur indigné se trahit et le faux marchand déclarant sa qualité le somme alors de le suivre chez le roi de Crète.

Ce roi de Crète qui recherche les sages ne l'est guère luimême, car pendant l'absence de son ministre il s'introdail furtivement chez lui pour triompher de la belle Diana sa fille. Le roi aime Diana depuis longtemps, et ses résistances I'odI poussé à bout. Diana lai répond qu'elle l'aime mais qu'elle va se percer le sein s'il veut la déshonorer. Le roi vaincu par les reproches de la jeune fille et par cette menace de mort s'éloigne en lui jurant qu'il l'aimera toujours.

Au second acte Lycurgue présenté au roi de Crète par k ministre Sévère est chargé de gouverner le royaume. C'est 11 volonté d'Apollon, il ne peut s'y soustraire. Le roi gardera la couronne, mais le pouvoir passera dans les mains du législa» teur Spartiate.

Lycurgue répond que ceux de Sparte, connaissant le liei qui lui sert d'asile, viendront le réclamer les armes à la main Le roi le défendra. A cette condition Lycurgue baise la mail du roi et s'engage à le servir pour obéir à l'oracle d'Apollon. Le roi lui donne sa bague^ insigne de son pouvoir souverain»

Cependant Lycurgue n'est pas vengé de l'afifront qu'il | reçu du jeune Cretois. L'occasion se présente bientôt. Téoi dénoncé par les villageois qu'il a battus et insultés est sm&aé et remis au jugement de Lycurgue. Téon est le frère de Diana le fils du ministre Sévère et le roi n'a pas voulu prendre sur lui la responsabilité de la condamnation que l'on réclame; il a donc délégué à Lycurgue le soin de punir.

Mais le diable qai se mêle de tout a voulu que le sage Lycurgue lui^raérne tombât amoureux de Diana, Téoa est bien étonné de reeoDualtre dans son juge le paysan Lacon qu'il

i souffleté.

^ Ne craignez Hen de Lycurgue lui dit le nouveau minis^ tre du roi de Crète, mais gardez-vous de Lacon.

11 fait évader Téon de la prison où on Tavait renfermé et reprenant ses habits de paysan il le provoque en duel et le ne. Puis, cachant à tous les yeux sa vengeance, il épouse Diana, mais le roi avant quMl ait pu profiler de son titre de nari renvoie commander Tarmée qui doit repousser Tinvasion )a territoire. Se méfiant de quelque machination, Lycurgue revient nuitamment dans sa maison et il trouve un homme lans la chambre de sa femme.

I — Meurs, traître I s'écrie-t- il en se jetant sur lui Tépée à la paain.

I — Arrête ! je suis le roi.

Le roi? ferme la porte, Télamon, dit-il au soldât qui Tac*

— Traître, veux-tu me tuer?

— Roi, afin que tu saches que le sage est le maître des étoiles (de la destinée), écoute et tu apprendras comme je sais les raincre et recouvrer mon honneur. Il n'est pas nécessaire iue tu prennes ma vie pour me prendre ma femme^ ni que je sois déshonoré ; il n'est pas nécessaire que tu supportes une jaerre terrible pour la défense d'un étranger. C'est pourquoi ie donnerai moi-même à mes jours une fin honorable et une tternelle renommée afin que les siècles futurs me nomment k maître des étoiles^

Et il se perce lui-même de son épée.

Comme on peut le voir cette pièce n'est pas d'une riche

ioventioD. Ce sont des Espagnols du temps de Philippe IV qui agissent sous des noms grecs. Cette biographie de Lycnrgue est aussi d'une fantaisie un peu extraordinaire. Le seol mérite de l'ouvrage est son style et le mouvement de quelque { scènes. {

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